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AMBIANCE

COULEURS

et

PHÉNOMÈNES

« de nuit » - « il fait sombre » - DORMIR - « en sommeil »

Il fait jour - « en pleine lumière » - RÉVEIL - réveillé - éveillé

couleurs

VENT - BOURRASQUE - TEMPÊTE – ORAGE - ÉCLAIR

CYCLONE - TYPHON

FEU – INCENDIE – BRAISE  - CENDRES - EXPLOSION

VOLCAN - FORGE

TSUNAMY – DÉLUGE

TREMBLEMENT DE TERRE - SÉISME

recommandé par Annuaire web gratuit Flesko

 

L’ambiance d’un rêve donne le « la » du rêve de la même manière que  la note principale de l’accord d’un morceau de musique donne le ton de la mélodie. C’est important de prendre compte des circonstances environnementales dans lesquelles se déroule le rêve quelque soit le ou les « espaces géographiques », les « constructions mentales » dans lesquels il est mis en scène, quelque soient les « personnages », les « animaux » qui y sont présents.

 

Par phénomène, j’entends tout ce qui est « phénoménal », c’est à dire ce qui apparaît et qui est étonnant, prodigieux, extraordinaire, voire cataclysmique. Dans un rêve, ces manifestations phénoménologiques sont, autant que l’ambiance, pleines de sens.

 

S’il fait nuit dans mon rêve c’est que j’ai du mal à distinguer ce qui m’entoure. Par contre s’il fait plein jour, c’est que je peux voir tout ce qui se déroule. L’objet de ce chapitre est donc d’éclairer le rêveur sur les sens possibles de ces contextes.

 

Nuit, Jour, Vent, Tempête, Cyclone, Orage, Feu, Incendie, Volcan, Déluge, Raz de marée et Tsunami sont au programme de ce chapitre.

 

 

« de nuit »

« il fait sombre »

DORMIR

en sommeil

 

 

Si je dors, que je sommeille, que c'est «  de nuit » ou qu’il fait sombre c'est que je ne suis pas dans un espace de pleine conscience . C’est que je ne vois pas clair en moi puisque nuit, sombre, lugubre, gris.

Je suis, non pas en plein jour (en peine conscience), mais plutôt dans un état « ensommeillé », endormi (inconscient) : je ne suis pas en contact avec ma réalité quotidienne, celle que je peux toucher, voir, sentir, mesurer, ou expérimenter, mais je suis en contact avec ce que je ne distingue pas clairement en moi, ce qui est sombre en moi, flou, que j'ai du mal à définir, à percevoir, ou que j’ai tout simplement à voir, à l’image de ce qu’est le sommeil, où je ne distingue plus rien de ce qui est en plein jour (en conscience).

C'est l'image d'un espace psychologique qui, en moi, est inconscient ou inaccompli: image de ce que je ne vois pas mais qui m'agite, image de ce qui m'anime (me pousse de manière inconsciente) mais dont je n'ai pas conscience [1]

 

 

« Il fait jour »
« en pleine lumière »

RÉVEIL

réveillé - éveillé

 

 

À l’opposé du paragraphe précédent, si mon rêve se déroule en pleine lumière, de jour c’est que je suis dans un espace où le rêve est tellement « clair » que, si je le désire, je peux en prendre conscience.

 

Je peux très bien « connaître » ou « savoir » ce qu’il me convient d’accomplir pour évoluer dans la connaissance de moi, mais ce n’est pas parce que « je sais » ce que je dois faire ou ce que je dois vivre que je le fais.

 

Alors que, lorsque je prends conscience d’un comportement ou d’une manière de vivre qui me dévie de « Qui_Je_Suis », à partir de ce moment, je n’ai plus besoin de me comporter de la même manière que précédemment. Parce que, à ce moment là, j’ai « touché du doigt » ce qui me détruisait, ce qui me déviait, ce qui me reniait, je n’ai plus besoin ni envie de continuer à m’inaccomplir. Le processus du choix en ma faveur, qui suit le constat de mon inaccomplissement par habitudes éduquées, fait partie de ce qu’est le phénomène d’ une prise de conscience.

 

Un rêve « en pleine lumière » ou « en plein jour » est donc une proposition que je me fais à moi (je suis toujours auteur de mon rêve) pour comprendre parfaitement le processus grâce auquel je me renie, je me détruis, je me contrains, etc…

 

Si je parviens à voir « en face à face avec moi-même » ce processus déviant, je peux faire un choix en ma faveur et évoluer. Ainsi, je peux m’approcher de ce qui m’attache ou de ce en dépendance de quoi je me suis placé, en un mot je peux m’approcher de ma vérité profonde.

 

Ayant « vu », constaté, compris la dépendance dans laquelle je me suis placé, je peux faire le choix de m’en séparer et me sentir libre de cette servitude.

 

Mais attention, quitter l’une de ses servitudes peut être vécu, ainsi que je l’écris par ailleurs, comme une véritable crucifixion. Autrement dit il nous est tous très difficile de mourir à nos habitudes, de les quitter définitivement. Cela se fait toujours dans la souffrance mentale : peur de quitter ce qui me fait mal et qui peut créer un vide intérieur…

 

Heureusement, ce vide momentané, désespérant et « mortel », fait toujours place à une joie extrême en « Qui_Je_Suis », celle de la découverte d’être moins dépendant de ses enfermements et d’être plus libre, plus disponible à « Soi ». C’est une véritable résurrection.

 

C’est donc une aventure intense que propose ce type de rêve.

 

La plupart de nos rêves nocturnes se terminent par le réveil. C’est comme s’ils se terminaient sur une ouverture à soi : une proposition à prendre conscience (se réveiller du sommeil de l’inconscience) que ce qui vient d’être mis en scène sous forme symbolique dans mon rêve est bien ce que je vis dans ma réalité.

 

Cette « proposition » que je me fais au travers de mon rêve je peux la ressentir comme déplaisante, agaçante, répugnante, stupide, sans aucun sens. C’est l’illustration du désamour et du rejet de « Qui_Je_Suis ».

 

Au contraire, cette « proposition » je peux la ressentir comme réjouissante et enrichissante, féconde, profitable et « bien venue », c’est l’illustration de l’acceptation de soi et de ma possible évolution.

En mesurant l’appréciation que je fais de mon rêve, je peux évaluer le degré de jugement et de rejet de « Qui_Je_Suis » ou, au contraire,  le degré d’amour et d’acceptation de « Qui_Je_Suis ».

 

 

 

COULEURS

 

 

Précisions

 

Chaque couleur peut être obtenue, à partir de la lumière solaire, par décomposition. Il suffit de faire passer la lumière au travers d'un prisme (ou d'une goutte d'eau!). La lumière blanche, après passage dans le prisme, est décomposée par diffraction sur une surface blanche en une palette de 12 couleurs. C'est le même phénomène qui se passe lorsque la lumière très vive du soleil est "diffractée" par la vapeur d'eau des nuages, en produisant un arc-en-ciel.

De même, un assemblage de ces 12 différentes couleurs que l'on fait tourner très vite autour d'un axe permet l'illusion de voir de la lumière blanche. Le phénomène est donc réversible.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que, lorsque je dis que je vois une couleur - par exemple lorsque je dis « je vois une carotte rouge » - en réalité je ne vois que la lumière qui est réfléchie par l'objet. Le reste des couleurs (celles que je ne vois pas) sont absobées par l'objet. Autrement dit, lorsque je dis qu'une carotte est rouge, cela veut dire que toutes les autres couleurs - excepté le rouge - "traversent" la carotte, ce qui fait que je n'ai pas l'impression de les voir...

Ainsi, lorsque je vois l'ombre d'une personne ou l'ombre d'un objet, c'est parce que la lumière ne traverse pas l'objet en question. Il y a, du côté de l'ombre, une absence de couleur. Autrement dit: les couleurs ne traversent pas l'obstacle et se réfléchissent sur lui.

Et, par ailleurs, plus l'objet réfléchit la lumière, plus son ombre sera noire. C'est ce phénomène qui nous fait dire que certains objets, ou certaines matières sont "opaques".

Pour terminer ces "précisions", rappelons-nous que sous tel éclairage, les objets sont différents de l'éclairage en peine lumière... Et que l'aspect coloré est donc relatif selon la manière dont il est éclairé, mais aussi selon la manière dont on le voit ou dont on le regarde...

 

Adresses à visiter (parmi tant d'autres...):

http://www.paintcafe.com/fr/couleur/langage/vocabulaire/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Couleur

http://pourpre.com/couleur/index.php

    

SYMBOLIQUE et PSYCHOLOGIE DES COULEURS

 

• symbolique des couleurs:

http://www.paintcafe.com/fr/couleur/langage/symbolique/bleu.asp

• psychologie des couleurs:

http://www.paintcafe.com/fr/couleur/langage/psychologie/bleu.asp

 

 

Liste des couleurs:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couleurs

 

 

 

VENT - BOURRASQUE

TEMPÊTE – ORAGE - ÉCLAIR

CYCLONE - TYPHON

 

 

L’élément «  vent » porte en lui des significations très diverses selon le contexte du rêve. Voici une citation d’un extrait du texte d’Isaïe [2] : « le vent, nul ne sait d’où il vient, nul ne sait où il va ». C’est un élément insaisissable, sur lequel l’homme n’a aucun pouvoir, de la même manière que sur tous les événements atmosphériques ou intersidéraux. Il est à l’image de ce qui m’est imposé par la nature, à partir du moment où je m’incarne sur terre [3]. Ce sera pour les uns l’image de la volonté divine, si je m’en réfère à « La » religion, pour les autres ce sera l’image du destin de « soi ».

 

J’ai le choix : je peux lutter contre tout phénomène venteux ou bien me laisser porter par lui… Mais il est bon de me rappeler que je ne peux lutter contre le vent, tout au plus puis-je me protéger de lui.

 

Le vent me met en contact avec ce que je crois extérieur (à moi) et que je ressens comme me manipulant, quel qu’en soit la forme ou le nom.

 

Puisque « volatil », il peut être à l’image de ce qui traverse mon mental et apparaît soudain sous forme de pensées, dans ma tête [4], dans mon mental [5], m’emmenant dans des émotions plus ou moins fortes, plus ou moins agréables, plus ou moins répétitives, plus ou moins enfermantes, voire obsessionnelles….

 

Selon l’importance de ces pensées, leur nombre, leur fréquence, leur force et leur vigueur, je peux me trouver au milieu d’une bourrasque, dans une tempête ou bien au cœur d’un véritable ouragan, d’un cyclone, voire d’un « tsunami » ou d’un raz-de-marée.

 

Il se peut alors que ces manifestations m’emportent « au loin de Qui_Je_Suis », me décalant totalement par rapport à ce qui m’origine : mon pays psychologique, dans mon espace mental. C’est à l’image de ce décalage, ces malversations « venteuses » que je vis en malaise, la souffrance psychologique profonde, la névrose, la psychose.

 

Si tel est le cas, je peux toujours croire que je peux lutter contre des éléments qui ont tant de force qu’ils me déracinent de mes origines. Mais c’est une lutte épuisante et vaine. Mieux vaut accepter ce décalage, me laisser porter par ce qui me déracine : une fois que la tempête a fini de s’exprimer, le calme revient.

 

Bien qu’il y a peut-être eu des dégâts importants, nous savons, par expérience humaine, que tout peut se réparer, se régénérer, se soigner. C’est une question de patience avec soi-même.

 

Le vent, la tempête, l’ouragan me confronte directement à ce qui constitue ma confiance en moi. C’est un « face à face avec moi-même » auquel ces éléments m’invitent :

• ou je ne sais pas « Qui_Je_Suis » et, même si je n’apprécie pas ces moments, j’ai besoin de me confronter à ces éléments, que je crois extérieurs à moi, pour me découvrir tel que « Je_Suis ». C’est la raison de la manifestation de ces éléments perturbants.

• ou je me fais confiance et j’accepte ces événements auxquels je suis confronté(e) et je contemple ce qui me domine, comment je fonctionne dans mes manières de vivre décalées. Connaissant ce qui me décale, l’acceptant, je peux me construire ou me re-construire.

 

 

FEU

INCENDIE

BRAISE

CENDRES

EXPLOSION

 

 

Dans un rêve ces divers éléments annoncent que « quelque chose » d’important en soi se produit qui brûle, consume, couve, transforme ou explose.

 

Le feu a une caractéristique principale, il produit des flammes. Les flammes dégagent de la chaleur et de la lumière. À moins que le matériau ne soit ininflammable, le feu embrase tout ce qu’il touche…

 

Opération dite en chimie « d’oxydo-réduction », la présence ou l’apport d’oxygène avive la flamme et accroît la température tandis que l’absence d’oxygène éteint le feu.

 

En apparaissant dans un rêve, il donne une notion particulière : « quelque chose » en soi, brûle.

 

Ce peut être un feu de camp autour duquel les membres du camp sont installés et participent ou non. Il est intéressant d’y associer

• la notion de nuit car, la plupart du temps, un feu de camp se déroule la nuit,

• ainsi que la notion de « foule » de « personnages ».

 

Ce peut être un feu follet qui ressemblant au feu de la St Elme se propage un peu partout, le premier dans une forêt, un cimetière, le second sur les mâtures d’un bateau à voiles. Ils ont l’apparence de flammèches qui se déplacent soit à l’image des esprits de ceux dont nous pensons qu’ils nous hantent (cimetière, forêt, ruines, etc..) ou de la malédiction du mauvais temps lorsque l’on est en mer, indicateur du courroux de Neptune, dieu de la mer et des foudres de Jupiter, dieu du ciel. Dans les deux cas, leur apparition dans un rêve semble indiquer la subordination de la psyché du rêveur à des forces qu’il croit extérieures à lui et qui sont, pour lui, une manifestation de la vie d’un monde invisible auquel il accorde un pouvoir sur lui. L’apparition de ces feux exprime et matérialise sa peur face à ces manifestations.

 

Le feu dans une cheminée représente, quant à lui, une source d’énergie, de laquelle émane de la chaleur. Il est souvent le symbole de la vie intérieure qui « vit » au centre de mon espace psychologique qui serait à l’image de ce qu’est un feu de cheminée dans une maison où j’habite.

 

L’usage du FEU  (notion de retour à la matière première…)

 

Purificateur, le feu qui détruit tout oblige à reconstruire ce qui a été démoli, il oblige à retravailler ma terre qui a été brûlée pour pouvoir la ré-ensemencer.

 

Destructeur, le feu, entretenu par mes idées permanentes de remise en cause de mes capacités personnelles, ravage mon mental le rendant enflammé… C’est aussi l’image des pensées fanatiques et/ou obsessionnelles qui envahissent mon mental : leur aspect dominant peut me conduire à vouloir supprimer ceux à qui j’attribue la paternité de ces idées qui m’envahissent et dont je pense qu’il s’agit « des autres ».

 

Le feu est, enfin, l’image de ce qui fait bouillir « ma marmite mentale » : si mes pensées sont chauffées à blanc par des interdits qui me semblent « extérieurs » et dont je pense qu’ils me commandent, je peux en arriver à deux extrémités :

• où ma « marmite » explose, et c’est une sorte de folie,

• où je fais disparaître ceux dont je pense qu’ils sont les auteurs de mes contraintes…

 

Mais j’ai toujours la solution d’accepter d’arrêter ce feu en pratiquant ce qui me satisfait, moi.

 

Lorsque le feu s’éteint il ne reste que les cendres de ce qui a brûlé.

 

La flamme est le témoin de la combustion du gaz qui se dégage d’un feu qui s’est allumé ou que l’on a allumé et qui consume ce qui brûle.

 

Du point de vue technique, je peux dire que le feu est

• ce qui libère les métaux des gaz qu’ils contiennent ou auxquels ils sont associés,

• ce qui permet à l'eu de bouillir pour se transformer en gaz et/ou se libérer des gaz emprisonnés dans son liquide,

• ce qui permet, dans la fusion, d’associer des métaux et d’y adjoindre des gaz pour obtenir des alliages très résistants.

 

Ce double phénomène de libération des gaz et d’agglomération, nous le retrouvons, par exemple, au fond du cratère du volcan qui est en activité et au cœur de la forge, dont Vulcain est le maître, dans la mythologie romaine.

 

Les braises sont l’expression d’un feu ralenti, qui peut

• durer encore longtemps, s’il n’est pas éteint,

• être entretenu pour profiter de la chaleur qui s’en dégage, à partir d’une cheminée ou d’un poêle à bois,

• se raviver, par exemple, dehors à la suite d’un coup de vent,

• s’étendre grâce à l’éparpillement du vent ou de la tempête …

 

On peut cuire les aliments grâce à la braise qui couve sous la cendre.

 

L’ incendie est un grand feu qui se propage avec rapidité et qui consume et calcine tout, faisant des ravages sur son passage. La fin d’un incendie permet  de mesurer l’étendue des dégâts. Bien souvent l’incendie sous-entend la venue de « personnages » particuliers que sont les pompiers dont la fonction est d’éteindre le feu. Dans nos société modernes, nous nous organisons avec des moyens techniques importants (tranchées, dégagements, etc…) pour éviter les nombreux incendies de forêt, ou pour prévenir et éteindre les incendie dans les lieux fréquentés par le public (détecteur de fumée, réseau grinell, etc…)

 

L’ explosion est l’œuvre produite par un très important dégagement, soudain et très rapide, de gaz qui d’un coup s’enflamme, provoquant un tel souffle

• qu’il peut détruire l’emplacement où cela se produit,

• qu’il peut projeter la matière qui l’entoure à des kilomètres de l’endroit où se produit cette explosion, avec une violence inouïe,

• faire apparaître, tel un volcan qui surgit de terre en quelques jours une nouvelle structure géologique.

 

 

VOLCAN

FORGE

 

 

Du point de vue symbolique, le volcan est certainement le phénomène l’un des plus catastrophiques, des plus dévastateurs que puisse produire notre nature terrestre et incarnée. C’est l’un des éléments de notre nature humaine qui est une part de ce qui nous compose, de « ce sur quoi nous marchons », de ce qui apparaît en nous de manière soudaine et « par en-dessous » [6] et qui explose à la face de notre univers pour modifier notre géographie psychologique.

 

Ce n’est pas une image qui paraît « rassurante », elle est souvent considérée comme cauchemardesque dans la mesure où, à l’image de la réalité géologique terrestre, le volcan dévaste la région où il apparaît, détruisant les populations, les habitations, les cultures et les industries qui occupent antérieurement le terrain.

 

À ce point de la réflexion, je pense intéressant de remettre en mémoire l’origine du mot « volcan [7] » qui a été formé à partir du nom du dieu VULCAIN [8].

 

Il se compose de deux parties VUL et de CAIN dont les origines étymologique respectives proviennent :

• pour VUL de la racine OVULER. Symboliquement, ovuler c’est initier ce qui germe en soi et qui peut devenir embryon s’il s’unit à ce qui lui permet de devenir fécond,

• pour CAIN de « CAÏN » [9]. Ce mot nous le trouvons dans diverses civilisations, aussi bien égyptienne que sumérienne, crétoise ou hébraïque et dont le sens, en ce qu’il a de « premier », est de «forger», «modeler», «transformer la matière» grâce au feu, pour l’adapter aux besoins de l’homme.

 

Le « vulcain » est donc l’image de l’espace symbolique où la matière terrestre apparaît malaxée par son feu intérieur, se transforme et « accouche » d’elle, voit le jour et naît sous une forme nouvelle.

 

Cela rappelle fortement un autre lieu de notre univers terrestre dont le nom est très proche : la vulve de la femme.

 

Dans ce mot, nous retrouvons en première partie, le mot OVULER (vul) et, dans la deuxième partie, le mot « ÈVE » (ve) que l’on retrouve dans éveil, révéler, évolution, etc…

Dans la tradition judéo-chrétienne, Ève est image de ce qu’est la « femme primitive dans le reflet d’ADAM ». C’est à dire qu’elle est image de l’autre aspect qui anime fondamentalement l’Être Humain. Éve est image de ce qui est « femelle en Soi » par rapport et en reflet de ADAM, ce qui est « mâle en Soi » [10].

 

La vulve est donc un espace qui, à l’image de ce qu’est un volcan, constitue la « forge femelle » : c’est là qu’émerge une nouvelle matière, un nouvel amalgame produit de la matrice qui est située au centre de ce qui est « femelle en soi » (la terre-mère, la matrice de la femme). Là, ce qui prend forme, se transforme - se forge - devient un nouvel être lorsqu’il est « mis à jour », lorsqu’il apparaît à la conscience, lorsqu’il naît.

 

Il me semble intéressant de rapprocher l’image du feu intérieur d’un volcan, dont le travail se déroule dans le secret de la terre matricielle et dont le produit surgit hors de la terre, avec le feu intérieur de la matrice féminine (ce qui est « femelle » ou inaccompli en soi) qui modèle l’embryon qui surgit hors de la matrice, hors du ventre de la mère.

 

L’un et l’autre, après un travail intérieur et secret, se matérialisent « à l’extérieur » :

• le premier au travers de convulsions sismiques fait naître de nouvelles montagnes, de nouvelles îles…

• le second par d’autres séismes fait naître de nouveaux êtres humains.

 

Ces feux intérieurs qui ne fonctionnent pas de la même façon mais de la même manière: transforment la matière « première ». L’un apparemment dans le feu du magma de la terre et l’autre apparemment dans l’eau du magma de la matrice.

 

Dans un rêve, l’image d’un volcan, aussi terrible qu’elle puisse être sur le plan psychologique dans l’aspect cataclysmique et dévastateur, reste donc l’image d’un renouveau qui fait table rase de l’ancien, mais qui est en train de naître si j’accepte d’avoir la patience d’adapter mon univers psychologique à cette nouvelle géographie « de moi ».

 

Dans ce sens, il est bon de se souvenir que les cultures agricoles qui croissent sur les laves des volcans sont particulièrement fertiles et que les récoltes y sont extrêmement abondantes.

 

 

TSUNAMY

DÉLUGE

 

 

Voici d’autres convulsions de la terre qui produisent d’autres phénomènes, aussi fondamentaux et peut-être encore plus bouleversants. L’eau des océans et des mers est, ici, l’élément essentiel.

 

Souvenons-nous que 90% de la surface de notre terre est recouverte par la mer. Ces « espaces liquides » sont à l’image de notre fonctionnement psychologique puisque dans 90% des événements de notre vie nous vivons dans les émotions [11].

 

Et, à l’image de ce qu’est géographiquement, dans son aspect  destructeur, un tsunamy ou un déluge, l’être humain que je suis peut être complètement chaviré par un déluge d’émotions ou par une accumulation d’évènements, d’expériences qui submergent…

 

L’apparition d’un tel phénomène, dans mon rêve, me démontre que j’ai vécu une situation titanesque qui a complètement déboussolé, recouvert, submergé et anéanti mon espace psychologique et qui, en conséquence, a modifié mon entendement psychologique.

 

Une telle image surgit pour me permettre de prendre en compte la gravité de ma situation psychologique.

Non pas pour me dire que c’est catastrophique, mais pour me dire que la situation est à prendre en première urgence, mais avec le recul nécessaire. Il convient de « panser » mes plaies, de reconstruire mes dégâts (de me reconstruire), bref d’apprendre à m’aimer moi. C’est dans cet amour de moi, dans l’attention et la vigilance à prendre soin de moi, que réside la « régénération » de mon propre continent psychologique.

 

Autrement dit, le rêve me convie à accepter que les événements et les résultats sont ainsi bouleversés et qu’il convient d’en prendre compte, de les accepter, pour pouvoir me réparer.

 

 

TREMBLEMENT DE TERRE

SÉISME

 

 

Lorsque la terre tremble sous nos pieds, c'est que la croûte terrestre est ébranlée de manière plus ou moins forte à partir d'un point précis situé "en profondeur".

 

Pour mémoire, voici un extrait de l'article documentaire du dictionnaire Hachette 1998: séisme L’étude des séismes permet de définir l’épicentre, point de la surface terrestre où l’ébranlement présente le maximum d’intensité, et l’hypocentre, point situé en profondeur (généralement à la verticale de l’épicentre) d’où part l’onde d’ébranlement à la suite du mouvement et du frottement de deux plaques de l’écorce terrestre l’une contre l’autre.

 

Par ailleurs, être atteint de tremblements est l'attitude qui trahit soit un refroidissement intérieur (angines, grippe, etc...) soit une grande peur, ou une angoisse. Je peux donc dire que, dans mon rêve, un tremblement de terre est le signe d'une déstabilisation de mes certitudes, qui sont ce sur quoi je marche tous les jours pour mener ou diriger ma vie. Par contre un séisme peut engendrer une révolution comparable à celle de l'apparition d'un volcan (pour exemple: le massif central français): lorsque deux plaques tectoniques se rencontrent,

 

• l'une peut se soulever et l'autre s'enfoncer (C'est ainsi que se sont crées les montagne de type alpin: les alpes européennes, le massif de l'himalaya, etc...)

• ou bien l'une et l'autre peuvent former un mur de collision qui va s'élever entre les deux plaques.

 

Dans ce cas, le séisme, dans mon rêve, pourra être le signe d'une modification profonde de mon environnement psychologique entraînant un chambardement « phénoménal » dans mes habitudes de vie. Il m'est alors important de bien comprendre que le temps est mon meilleur allié pour m'adapter à la situation nouvelle ainsi crée et d'accepter que ces changements sont le fruit des spasmes de ce qui constitue ma « terralité », ce qui me conduit à évoluer.

 


[1] Voir « lit, chambre » dans la page « Maisons Constructions »

[2] « livre d’Isaïe », dans « la Bible ».

[3] C’est un acte volontaire : si je suis né(e) chez mes parents c’est parce que j’ai décidé de naître là plutôt qu’ailleurs. Mon « choix premier » conditionne tout l’environnement de mon incarnation et son acceptation tel que cela se manifeste.

[4] page «   TÊTE  »

[5] page «  Le MENTAL  »

[6] à l’image de ce qui est sub-conscient, c’est à dire « en dessous » du conscient, que l’on ne voit pas puisque caché « en dessous ».

[7] dont l’origine serait étrusque.

[8] Ephaïstos en grec.

[9] Dans la Bible chrétienne, Caïn, fils de l’Homme (ADAM) en ce qu’il a de « premier », est le représentant de l’aspect humain qui a capacité à « faire ». Cette capacité le positionne comme créateur, à l’image de ce qui l’a généré. Caïn, est aussi celui qui tue son frère Abel. Abel (ab=fils et el=dieu soit « fils de dieu ») est l’autre aspect de ce qui est généré par l’Homme en ce qu’il a de « premier » de matérialisant, de « faire », mais aussi de « gesticulant ».

[10] lire : première partie de la page «  DUALITÉ HUMAINE  »

[11] Pour compléter ce paragraphe : lire «  EAU ORIGINELLE »

Copyright © 1999 à 2008 - BERNIER-CONSEIL - Luc BERNIER - Tous droits réservés - mise à jour: 21 avril 2008 11:16.