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ANIMAUX |
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• familiers, étranger, sauvages, particuliers ou terrifiants • qui se nourrissent, galopent, bondissent, barissent, hurlent ou hullulent, bêlent, • qui chassent, pêchent, se nourrissent, dévorent, rongent • qui se reproduisent, • qui vivent sur terre ou dans les eaux,
dragon - monstre - ours - serpent - coccinelle - chat - oiseaux - chauve-souris - scorpion - araignée - mygale - tarentule - toile d'araignée - labyrynthe - scarabée - cheval - crocodile - éléphant |
En mettant en scène des animaux [1], des bêtes, le rêve tente de me montrer des manières de vivre qui m’animent, dont j’ignore l'existence ou même la pratique courante et que je juge inhumaines.
D’une autre manière, je dis que ce qui est « bestial » en « soi » ou encore ce qui est « bête » en « soi » - ou ce que je considère comme tel – est représenté dans mes rêves par ces « animalités », par ces « bestialités » ou par ces « animalités bestiales ».
Ce que je peux comprendre face à ces images c’est que je suis en face, dans mon rêve, de « quelque chose de soi » que je juge « bestial » et/ou « animal ». C’est à dire que j’accorde aux comportements que j’assimile à ces animalités, éventuellement bestiales, un jugement « inférieur » par rapport à ce que je pense noble en moi.
Autrement dit, lorsque je mets en scène dans mes rêves un animal, qu’il soit fantastique ou primitif, c’est que me voilà en présence d’un aspect de « soi » que je n’aime pas, car je le juge « inférieur », inhumain, et en tous les cas non « respectable ».
Face à ce que je découvre dans mon rêve, je peux me poser la question : qu’est-ce que je refuse d’apprécier en « Qui_Je_Suis » ?
C’est d’ailleurs le but de l’émergence du rêve jusqu’au conscient que de me mettre « en face à face » avec ma réalité humaine, psychologique, mentale et physique, corporelle, et qui se nomme « la terralité » de l’Être Humain.
L’environnement sociétal, dit « développé », me pousse à amplifier le pouvoir de mon mental [2] (ce qui se passe dans ma tête) au détriment de ce que je vis dans mon corps. C’est le reniement de ma nature basique et profonde qui provoque l’apparition, dans mes rêves, de ces animalités qui me semblent « aux yeux des autres » ou « selon ma croyance » et « mes jugements » inacceptables.
Je peux refuser ou accepter cette rébellion intérieure qui s’exprime dans les rêves dont la motivation est de me dire combien je rejette ma nature profonde (Être) au profit de comportements sociaux dont l’unique obsession est d’être bien vu des autres (Paraître).
Ces « mises en images » animales seront différentes en fonction de la « proximité » que je leur affecte par rapport à « moi », du degré de soumission, du degré de rébellion ou de domination …
• le degré familier prend l'aspect d'un chien, d'un chat, d'un canari en cage, d'une poule, d'un mouton, d'une chèvre et d'autres animaux « domestiques » dont la nature est d'être indépendants, mais qui me sont globalement ou partiellement soumis,
• le degré étranger (inconnu, étrange) et sauvage (indompté), tel que le lion, l'aigle, le requin, l'éléphant, etc... dont la nature est sauvage et sur laquelle je n'ai aucune maîtrise et qui, parfois, ou souvent, me domine ou me berne ou me vole (renard, belette, etc...), voire : me dévore,
• le degré des aspects particuliers que représentent les souris, les araignées et autres mygales, les mouches, les abeilles et les fournis, les crapauds et grenouilles, les serpents, les chrysalides et papillons, les sauterelles et autres envahisseurs volants (dans le mental),
• le degré de la terreur, à l’image de ce que sont les serpents (voir ci-après) et/ou les grands monstres armés de multiples têtes, de multiples membres, de multiples corps, tels les dragons (ci-après), qui me terrorisent.
D'autres aspects de mes « animalités » me parlent au travers du rêve:
• l'aspect des animalités qui se nourrissent de ce qui foisonne en moi et de ce qui me fait croître, à l'image de ce que croissent les céréales, les maraîchages, les arbres fruitiers, qui poussent sur ma terre humaine ( ma terralité),
• l'aspect des animalités qui galopent ou bondissent en moi à l'image des troupeaux de bisons ou des jeunes faons...
• l'aspect des animalités qui barrissent à l'image de ce que pratiquent les éléphants, qui hurlent à l'image de ce que pratiquent loups, qui hululent à l'image des chouettes, qui bêlent à l'image de ce que pratiquent les moutons, empêchant toute autre activité mentale,
• l'aspect des animalités qui chassent, pêchent et se nourrissent d'autres animaux,
• l'aspect des animalités sous-marines qui me hantent « par en-dessous » de moi (dans le sub-conscient), qu'elles soient ou non prédatrices,
• l'aspect des animalités reproductrices à l’image de ce que font ces papillons qui butinent les fleurs (qui poussent en moi) après avoir vécu sous les habits d'une chenille qui, elle, dévore les feuilles de cette végétation. Ou à l'image de ces souris ou de ces rats qui sont très voraces dans mon environnement familier, mais si capables de se reproduire, de se multiplier...
• les aspects particuliers de la grenouille ou du crapaud qui, tantôt, « grenouillent » et coassent en moi, et qui, tantôt, passent du domaine du sec (de la Terre ou du Jour) au domaine de l'humide (de la Lune ou de la Nuit)...
• les aspects des animalités qui me rongent ou qui sont dévorants à l'image de ce que sont les souris, les rats dans les maisons ou dans les champs, les écureuils dans mes arbres et autres animalités qui vivent seules ou en meute et qui attaquent l’homme…
• les aspects qui bourdonnent ou volètent autour de moi et dans mon mental, à l'image de ce que sont les insectes volants ou des oiseaux. Le nombre, la taille ont beaucoup d’importance...
• les aspects qui « tissent leur toile » à l'image de ce que pratiquent les araignées qui peuvent aussi bien m’emprisonner, sucer mon sang (notre capacité vitale), que décorer mon mental de vieux souvenirs anciens retenus dans ces toiles...
• les aspects qui grouillent, à l'image des vers de terre ou des vers blancs, dont le rôle est de « transformer » par la voie digestive une pourriture en matière organique riche. Matière qui constitue un excellent engrais pour ce qui prend racine... Les vers ont aussi la capacité de « ronger » le vivant, et de le détruire...
Le regard que je porte sur ces images permet de mesurer le degré de REJET ou d' AMOUR dont je m’honore. Soit je rejette ces images et je les apprécie comme bestiales, sauvages, tyranniques ou, au contraire, je les apprécie comme séduisantes, fascinantes, affectives, voire câlines...
Si je reconnais ma nature, que j’accepte ce qui me compose et comment je fonctionne, je n'ai pas « besoin de me mettre en scène » de telles images symboliques dans mes rêves. C’est mon jugement, mon regard sur moi qui juge « animales » ces manières de vivre que je n’apprécie pas en moi. Le fait de voir « apparaître » des comportements « bestials » dans mes rêves me permet de prendre contact avec une partie de ce que je rejette en moi.
C'est l'un des intérêts du rêve, que de me révéler, non tel(le) que je voudrais être ou tel(le) que je crois être, mais tel(le) que « Je_Suis » dans ma vérité basique.
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En acceptant
de paraître
différent de l'image que je crois montrer,
ou de celle que je veux donner de moi aux autres,
j’entre dans l'amour de « Qui_Je_Suis ».
S'accepter
tel que « Je_Suis »
est le prix à payer pour me satisfaire.
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DRAGON - MONSTRES |
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Ce monstre est l’image du gardien de la profondeur de chacun d’entre nous tant que nous ne l’avons pas rencontrée.
Il a un corps de reptile, doté de mille anneaux d’airain et les ailes d’un fantastique oiseau. Sa tête apparaît comme forgée d’un métal puissant et indestructible dans laquelle roulent des yeux de braise. Sa gueule s’ouvre, armée de trois rangées de terribles dents. Sa langue en forme de trident menace l’opposant et la gorge déverse sur l’adversaire un puissant feu intérieur. C’est un animal fabuleux qui est l’image de la puissance de la terre, du ciel et des enfers (le feu intérieur refoulé) qui « co-habitent » en chacun d’entre-nous.
Lorsque le songe met en scène un dragon, ou tout autre monstre vivant, c'est que le songe m’avertit que je suis « hanté » par des forces intérieures de très grandes capacité, dont j’ai peur et qui me terrorisent. En effet, si ces forces ne me terrorisaient pas, elles ne prendraient pas l’image représentative d’un dragon, mais peut-être seulement d’une « animalité », voire même d’un « personnage »…
L'apparition d’images d’une telle force, dans un rêve, est le signe d’un début de prise de conscience de l'existence « en soi » de ces forces méconnues qui, inconsciemment, « me dominent »...
Si ces forces inconnues, plus que sauvages, plus que bestiales, qui sont infernales et inhumaines me subjuguent c’est que je les méconnais en moi et que je n'arrive pas (encore) à les accepter comme faisant partie intégrante de moi...
Bien souvent l’analyse d’un tel rêve permet de trouver le chemin à suivre pour transformer ces forces hostiles en un allier puissant, grâce auquel je peux m’accomplir et parvenir à la satisfaction.
D’une manière indirecte, l’apparition d’un dragon est signe d’accomplissement possible « en soi » sous réserve de « muter en soi » et de faire du dragon un puissant allier, bien sûr.
Cette mutation intérieure est le fruit de la puissante alchimie dont nous sommes (ou dont nous pouvons être) les maîtres d’œuvre. Cette alchimie – dont on peut croire qu’elle est moyenâgeuse - est le fruit de la connaissance de soi, issue de « l’arbre de la connaissance » dont les racines sont enfouies dans notre « terralité », au centre du jardin d’Éden dont nous sommes l’incarnation individuelle.
Ce n’est pas une mince affaire : cette connaissance ou cette découverte de soi passe par « la descente aux enfers » en soi. Cela peut prendre l’allure d’un « chemin de croix » menant à de véritables crucifixions… Heureusement ces crucifixions sont toujours suivies de résurrections éblouissantes. À moins que ce cheminement intérieur ne prenne l’allure d’un pèlerinage intérieur dans le labyrinthe qui m’enferme et que j’ai construit pour préserver ma « personnalité ».
Le Dragon est comparable à ce que représentent les monstres. C'est ce qu'il y a de plus monstrueux, à notre connaissance, puisqu'il est la combinaison de tout ce qui fait peur dans le monde animal ajouté à la puissance de feu... Ce qui est monstrueux en nous nous effraie parce que nous ne savons pas à quoi cela correspond. Ce qui nous fait d'avantage peur, par rapport à ce que sont les Démons ou le Diable et autres « personnages » mythologique c'est cette aspect sauvage joint à cet aspect destructeur qu'il représente.
N'oublions pas que si nous rêvons d'un monstre, c'est que nous - notre regard - nous le voyons effectivement monstrueux. Mais ce regard n'est que notre manière de juger ce que nous ne connaissons pas en nous. En effet, un monstre, un dragon dompté, c'est à dire un animal très sauvage et très destructeur qui est « rendu bienveillant » à notre regard devient un allier. C'est ce que montre tous les contes, y compris celui « du petit tailleur » dont la morale est la suivante: si j'ai peur je suis détruit. Tandis que si je fais front et que je reste vigilant, je peux facilement amadouer ou détruire ce qui me fait peur. Quelle qu'en soit la force ou l'intelligence.
De toute façon la vie ne me confronte qu'avec ce que je suis capable de vivre! Alors je n'ai pas à avoir peur de moi.
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ours polaire |
l'OURS |
grizzly
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C’est un mammifère carnassier et/ou frugivore, selon l’espèce, plantigrade [4], parfois bipède comme l’est l’homme, au corps lourd et massif. L’ours gronde et grogne. Il est revêtu d’une épaisse fourrure. Ses pattes de devant munies de longues griffes fonctionnent toutefois un peu à l’image de ce que sont les mains. Il sait « manipuler » : creuser, gratter, prendre, porter… Sa denture imposante est adaptée à son régime alimentaire : les molaires sont broyeuses plus que déchiqueteuses. Animal « tranquille » il peut devenir prédateur en cas de disette. Lorsqu’il se sent menacé il est capable de tuer. La démarche est particulière et typique.
La femelle met bas tous les deux ans un ou deux oursons. S’il y en a deux, ils sont toujours de sexe opposé.
Trois types principaux d’ours existent sur notre planète:
•
l’ours blanc qui vit en milieu aquatique et principalement
dans les régions polaires. Il se nourrit principalement de poissons qu’il
pêche avec une technique élaborée puisqu’il sait faire des trous dans la
glace pour pêcher. Il mesure, dressé sur ses pattes arrières 2.70 m et pèse
environ 60 kg adulte. Il vit bien souvent en groupes d’un petit nombre. C’est
un excellent nageur endurant. Il se nourrit de phoques, chasse les dauphins et
les gros poissons. Sur terre il chasse les renards et les rennes.
• l’ours brun qui vit plutôt en zone forestière et montagneuse (Amérique, Asie, Europe). C’est un gros dormeur et un très grand solitaire en dehors de la période des amours et de celle de l’éducation des petits. Il se nourrit principalement de miel, de baies, de racines et de fruits. Pour ce faire il grimpe aisément aux arbres. Le plus grand des ours brun est le Grizzly des Amériques (jusque 3.50m debout) qui ne vit pratiquement plus que dans les parcs nationaux. Il reste toutefois un redoutable carnassier puisque les bergers le redoutent.
• l’ours des cocotiers qui, en Malaisie, vit sur les
cocotiers et se nourrit principalement de son fruit. Il est beaucoup plus petit
que les deux autres, tout comme le baribal qui est « l’ours
noir ».
C’est l’ours brun des montagnes que l’on voit enchaîné sur les foires. L’animal, bien nourri, est placide et obéissant.
Par définition, on dit d’un être humain qui est d’un abord relationnel difficile ou qui vit isolé « qu’il est un ours ». L’ourson, quant à lui, est le compagnon de l’enfant, sous la forme du « nounours », avec lequel il lui est possible d’entretenir une relation affective forte.
Dans un rêve que représente cette « animalité » ?
Dans les histoires, il peut faire peur, surtout lorsqu’il prend la forme du grizzly (3.50 mètres dressé) auquel Davy Crokett a été confronté. Ou bien, à l’image des histoires pour enfants où l’on montre l’ours de foire comme dévoreur d’enfants, pour leur faire peur et les contraindre à se « tenir bien sages » [5].
S’il est représenté, dans un rêve, sous des traits comparables à ceux-là, c’est qu’il est, pour le rêveur, à l’image d’une frayeur inavouée qui apparaît [6] soudain, qui vient de son enfance à l’instar de ces histoires « pour enfants ».
Souvenons-nous aussi que cet animal a été pendant bien longtemps considéré, dans nos sociétés occidentales, comme le roi des animaux. Des cultes et des lieux de culte lui étaient réservés. C'est la religion chrétienne qui l'a remplacé par le Lion dont l'origine « royale » remonte à l'antiquité égyto-assyrienne et, antérieurement encore, à l'univers indo-européen. Dans un rêve l'image d'un ours peut donc « porter en lui » une image de roi-déchu. Il peut donc être aussi ce que la religion chrétienne fait de « l'homme pécheur », c'est à dire un homme dominé, soumis et déchu par « le péché originel »...
L’ours, dans un rêve, reste avant tout un animal sauvage, c’est à dire qu’il nous semble « vierge » d’éducation et « indompté ».
• S’agissant d’un ours brun, il peut être le symbole d’un pulsion forte, inavouée, pas connue (« vierge » dans son existence), indomptée, sauvage, ravageuse (carnassière), qui dort en soi « pendant l’hiver de ma vie » et qui se réveille au printemps pour « manger les fruits et le miel de la vie », par exemple.
• S’agissant d’un ours blanc, il est possible qu’il soit l’image d’une pulsion dévorante qui vit dans un contexte aquatique et gelé en soi [7]. Il est certain que le travail de transformation intérieur est, dans ce cas, difficile puisqu’il convient d’abord de réchauffer en soi ce qui y est congelé…
• S'agissant d'un ours noir, il y a à réfléchir à ce qui est noir et sauvage en moi, voire « dévorant », mais que je ne peux pas voir, car est invisible en moi ce qui est noir et/ou sombre.
• Si apparaissent simultanément et un ours blanc et un ours noir, je vous convie à lire le paragraphe des chats ci-après dans ce chapitre, ainsi que celle qui parlent des « ambiances et phénomènes »
Le contexte du rêve est déterminant pour bien comprendre ce que cette « animalité » mammifère représente « pour moi » et ce qu’elle me montre de moi.
Rien ne m’empêche « d’apprivoiser » ces aspects solitaires et sauvages qui « vivent » en « Qui_Je_Suis », et dont la femelle est capable de mettre bas « des petits de sexe opposé ».
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SERPENT |
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Chez les Égyptiens, le serpent dressé (le cobra en colère) se
nomme « uræus ». L’uræus est l’œil de Rê, qu'une déesse
redoutable représente, et qui possède l'éclair du divin. L'uræus ornait le
front de Pharaon pour bien montrer ce pouvoir « foudroyant » qui est
le sien.
Chez les Crétois, on retrouve ce symbole avec le « serpent-tonerre »
celui qui est créateur et foudroie les tièdes.
En ce sens, le symbole du Serpent c'est celui du
support de l'énergie foudroyante qui fait passer d'un état à un autre.
Pour illustrer cette image symbolique, et d'une autre manière,
disons que si le serpent pique l'homme de son venin, il le fait passer d'un
état d'humain à un état qui est « au-delà » de sa limite corporelle, d'un
état limité (celui des sens) à l'état universel (par exemple s’il était mort). En
cela, il est le symbole de la « mutation extrême » : de mon
état présent et « limité » vers ce qui, en moi, est
« éternel ».
Le serpent est aussi l'image du « combat sacré » tel
que celui de Moïse qui, armé de son « bâton-serpent », menace
Pharaon au travers des 10 plaies d'Égypte, puis qui va « séparer les eaux »
de la mer rouge et permettre « le passage » à pied sec vers la « Terrre
Promise ». Ce serpent « qui ouvre » le passage, permet la
mutation d'un état de captivité (en Égypte) à un état de liberté (en Terre
Promise).
C'est encore l'image des serpents qui ornent le Caducée, symbole
des professionnels de Santé. Les deux serpents
[8]
représentent cette énergie vitale
foudroyante, duelle, qui transforme et anime l'arbre de vie qu'ils enlacent...
Hippocrate, lui-même, rappelle qu'avant tout c'est l'énergie vitale, et son
équilibre en nous, qui transforme le corps et lui permet de muter, de se
guérir et d'évoluer.
L’image du serpent est donc, dans mon rêve,
le représentant de cette puissance vitale personnelle énorme et foudroyante qui
me domine et que j’ai bien du mal à accepter en moi.
Dans ce sens, ce « symbole-serpent » peut me dominer
(à l’image de ce que ma propre énergie me domine), il peut me paralyser (de
peur d'être piqué, par exemple, et de devoir ainsi « muter » vers
une autre manière de vivre ma vie), il peut aussi me terroriser, me poussant à
faire des actes insensés pour éviter de « succomber » à ma propre
puissance vitale.
Son apparition dans mon rêve me met « en
présence » de ce qui, en moi, me détourne de mes capacités vitales
profondes et que je ne souhaite pas
voir (dont je ne souhaite pas prendre conscience).
Symboliquement, dans un rêve, lorsqu'un serpent pique, c'est que
le serpent tente d'introduire son énergie à l'endroit où il me pique, ou
plutôt,
au symbole que représente cet endroit qui est piqué et par lequel l’énergie
tente de pénétrer en moi.
Libre à moi d'accepter ou de refuser cette foudroyante
possibilité d'évoluer vers mon accomplissement.
Par exemple, l’évolution personnelle peut passer par
« le passage » obligé d’une mort symbolique (mais
psychologiquement importante) : la mort à certaines de mes habitudes.
Le rêve peut aussi mettre en scène encore bien d'autres images
de serpents, comme par exemple:
• la sortie ou l’entrée d'un serpent ou de multiples
serpents d'une partie du corps d'un « personnage »,
• l'avalement, par un serpent,
d'un « personnage » ou d'un « objet »,
• l'étouffement d'un « personnage » ou d'un
« objet » par un puissant serpent
• la menace d'une tête de serpent qui va mordre, etc…
Les significations de ces dernières images sont à analyser en rapport avec le contexte du rêve tel qu'il se déroule: elles peuvent prendre une valeur aussi bien sexuelle que sociale, et/ou, en même temps, mettre en scène aussi bien:
• le pouvoir ou le degré de dépendance que tente d'exercer le
rêveur sur lui-même ou sur les autres,
• que la qualité de sa relation affective avec autrui ou avec
lui-même...
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COCCINNELLE |
(image
provenant de IncrédiMail) |
La Coccinelle est :
• d'une part un insecte qui est « charmant ». À l'unité, c'est « joli et gentil », et même « un jouet pour enfants ». Lorsqu'ils sont uniques, les insectes ne me font pas vraiment peur. Mais par centaines ou par milliers, c'est envahissant, et cela devient, presque, « dévorant ». Ce côté « dévorant » m’atteint car il menace mon intégrité, me fait peur parce que je pourrais perdre une partie de ma substance...
Pour résumer, c'est un être qui m’amuse, mais qui peut me titiller ou même me perturber du fait de la peur qui est engendréer par le nombre et l'envahissement.
•
d'autre part, c'est «
La bête à bon dieu », c'est à dire qu'elle représente le contact
de « Soi » avec la divinité (ce que communément les religions
appellent « Dieu ») qui réside en moi (mon côté sacré et
éternel). Du moins c'est l'image que je peux en donner à partir de ce surnom
populaire.
•
enfin, la coccinelle est considérée par l'agriculteur ou le jardinier
comme une bénédiction puisqu'
elle dévore les pucerons, qui, eux, sont des parasites des plantes sur
lesquelles ils se développent puisqu'ils se nourrissent avec la sève qui
irrigue les parties tendres. En d'autres termes, les pucerons
« pompent » à leur profit l'énergie créatrice de la plante, pour
pouvoir se multiplier... La coccinelle les détruit: c'est pour cela qu'elle est
« dite bonne » (bénédiction = du latin bene-bon et dicere-dire)
et par sympathie, « la bête à bon dieu » puisqu'elle protége les
floraisons et par voie de conséquence la quantité des récoltes de fruits.
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CHAT |
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Le chat est un animal à la fois diurne (qui vit le jour) et
nocturne (qui vit la nuit). Il apparaît comme double ou plutôt comme
« duel » puisqu’il pratique une vie :
• « visible » au grand jour, à l’image de ce que
nous nous voyons vivre dans nos journées,
• et une vie « invisible » ou
« nocturne » à l’image de ce dont nous n’avons pas conscience
de pratiquer, mais qui nous anime.
Le chat est vu différemment par de nombreuses traditions... Il
est la représentation "en miniature" du roi des animaux, le lion.
Comme lui, il fait partie de la même famille, mais le chat, lui, est
domestique...
Le chat est ludique
: il aime jouer. Jouer: c'est participer, être partenaire, ainsi
qu'exprimer le plaisir de vivre. Au niveau symbolique, cet aspect
« partenaire » est à entendre comme partenaire avec les autres
« animalités » qui sont en « Qui_Je_Suis » ou avec
moi-même.
À l'inverse du chien, il apparaît indocile et insoumis: il est
indépendant, voire même indiscipliné et l'on a bien du mal à lui faire faire
ce que l'on veut. En un mot, le chat est roi chez « moi ».
Un autre aspect du chat est celui de la représentation
« miniature » du «
Sphinx ». À ce titre, il possède
un aspect à la fois féminin (dans le sens ontologique des choses) et
à la fois animal (dans le sens de l'indompté, de l'inhumain, d'inférieur
par rapport à la « noblesse » de l'homme). Comme tel il pose à
l'homme une énigme qui, s'il ne la déchiffre pas, fait qu'il le dévore
[9]...
Il est donc
l'image d'un monstre d’aspect « femelle », qui dévore si l'on ne
l'accepte pas ou si l'on ne déchiffre pas son énigme...
Du point de vue purement symbolique et plus général que celui
du Sphinx, dans les rêves le chat est considéré, plus souvent, comme la
représentation de cette animalité « femelle » qui fait
partie de ma nature humaine. Je dis « animalité », dans la
mesure où je n'ai pas conscience de ma nature « femelle »
intérieure et corporelle. Il est certain que le fait de me reconnaître (dans
la conscience de « soi ») « femelle » rend cette
animalité « humaine » et non plus animale ou indomptable, ou
insoumise...
Je peux parfaitement rapprocher cet aspect
« mystérieux » ou énigmatique, dont l’aspect mystérieux
différe en Extrême Orient, de l'aspect « chasseur » et
« joueur » de l'animal...
J’ai le choix, le chat est ou partenaire (de soi), ou dévorant
(par mes propres peurs)...
C'est pourquoi il peut y avoir en « Qui_Je_Suis »,
et le chat blanc
(au pelage de lumière),
et le chat noir
(au pelage d'ombre).
Ces deux chats sont l’image d’une représentation de ce
double aspect de la conscience de soi ou de l'inconscience de soi en matière de
« femellitude » qui est illustrée par la capacité du chat,
• à vivre le jour « en pleine lumière » (= en conscience), période pendant laquelle le chat est JOUEUR et PARTENAIRE de son maître (que « Je_Suis »),
et
• à vivre la nuit, dans ce qui est « sombre », mal
éclairé (en soi), c'est à dire dans la nuit de l'inconscience: espace en soi
où l'on n'est pas apte à distinguer quoique ce soit. C'est la période pendant
laquelle le chat est
CHASSEUR de ses proies et devient
DÉVORANT (en « Qui_Je_Suis »).
Pour résumer, le chat qui est présent dans mes rêves porte en
lui la symbolique de l'un de nos mystères: partenaire/chasseur et/ou
joueur/dévorant.
En cela, il représente l'une des énigmes de « Qui_Je_Suis »:
à la fois vivant le jour (« joueur et partenaire en soi ») et à la
fois vivant dans ma nuit inconsciente (« chasseur, dévorant de
soi »).
Par ailleurs le chat, que j’aime ou que je déteste caresser,
est le représentant « du monde poilu » ou velu qui m’accompagne
dans mon corps. Lui aussi est joueur si je l'accepte et dévorant si je le
refuse
[10].
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les OISEAUX |
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Les oiseaux représentent « ce qui vole » en moi,
c'est à dire la possibilité de voyager dans ma sphère céleste (ma tête, mon
mental), ou, symboliquement d'accéder à l'au-delà de moi (ma spirituelité).
Les oiseaux se nourrissent des graines de la terre, (des
productions de ma terre fertile). Grâce à eux je peux accéder à une
dimension et à un espace que je ne pourrais autrement atteindre.
Selon leurs formes et leur importance, ils représentent ce qui
en moi est capable de s'envoler (dans mon imaginaire) ou de s'élever (dans ma
spiritualité.)
L'Aigle, par exemple, est considéré par bien des peuples comme étant le
roi des oiseaux. Symboliquement, il domine mon univers et porte sur celui-ci un
regard « régalien », ce qui est le signe du grand pouvoir de
l'homme sur l'univers qu'il domine. Symbole de mon pouvoir de domination sur
moi-mêrme. Par exemple : rien ne m’échappe et je contrôle tout.
Que représente, au sens symbolique, un
canard ou l'un de ces animaux volants aquatiques tels que le
flamand rose ou le
héron?
Il y a lieu, en premier lieu, de distinguer si l'animal est
familier ou bien sauvage par rapport à moi-même. Ce qui donnera un aperçu de
la convivialité avec laquelle je vis par rapport à cette capacité à
s'élever dans mes cieux (mentaux ou spirituels selon le cas), mais en même
temps capacité à flotter (canard
[11])
ou à me promener sur l'eau et d’y chasser (échassiers).
Grand oiseau intéressant que le
cygne: je vous invite à lire trois pages:
• la première parle de légendes intéressantes http://membres.lycos.fr/cythraul/cygne.htm
• la seconde raconte le ballet « le lac des cygnes » de Tchaikowskt: http://membres.lycos.fr/andros/o/lac.htm
• la troisième parle de la légende grecque: http://giffie.free.fr/site/Pages/B5-10.html
Je remarque deux aspects particuliers:
• le petit est vêtu d'un plumage gris (« le vilain petit canard ») et l'adulte tout revêtu d'un plumage blanc et immaculé,
• la métamorphose légendaire des cygnes en jeunes filles dominées par "Rotbart" le magicien... (Mais que représente donc "Rotbart" le magicien dans notre univers imaginaire?)
Ce qui nous parle des métamorphoses symboliques... qui nous transforment.
Puisque ces animaux se nourrissent dans « mes »
étendues d'eau marécageuses, lacustres, maritimes ou de rivière, comme le
canard domestique ou comme le chasseur qu'est l'échassier, il sera souhaitable
d’analyser cet aspect qui « dévore » ce qui croît et se
développe en moi dans mes aspects sous-marins au milieu de mes émotions
« aquatiques »
[12].
Pour terminer ce paragraphe, voici une phrase
évangélique qui mérite toute notre attention: « Regardez les
oiseaux du ciel, ils ne tissent ni ne filent, et pourtant, même Salomon dans
toute sa gloire ne vaut l’un d’eux ». C’est une autre image de ce
que peuvent représenter nos animalités volantes dans un rêve :
• ce que certains nommeront l’insouciance à vivre,
• ce que d’autre nommeront la capacité à profiter de ce que
l’univers dispense : l’abondance.
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CHAUVE - SOURIS
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En cliquant sur les images ci-dessus vous obtiendrez deux informations précises sur cet animal très particulier puisque c'est le seul mammifère qui sait voler... De plus, c'est un animal qui est équipé naturellement d'un sonar très sophistiqué qui lui permet à distance de percevoir avec une précision inimaginable les obstacles qui l'entourent. Une autre lien: Muséum de Bourges.
C'est un tout petit animal, de quelques grammes bien souvent, et de très petite taille lorsque ses ailes sont repliées, qui est lié à des croyances moyen-âgeuses. « La chauve-souris n'est pas agressive vis à vis de l'homme. Elle ne s'accroche pas aux cheveux ou tout autre niaiserie du même genre. Elle est parfaitement inoffensive. » (" Dinosoria" )
Il n'en reste pas moins que ce mammifère peut apparaître dans mon rêve et que ses apparences soient gigantesques et assoiffées de sang...
S'il m'apparaît gigantesque, c'est que j'ai, dans mon univers psychique, (mon mental), l'impression d'un envahissement: ce qu'il représente pour moi est imposant et me fait peur... Je peux alors relire ce que représente le " Satan" (ce qui est satanique en moi), le " diable" (ce qui est diabolique en moi) ou le "Dragon" (ce qui est monstrueux en moi: plus avant dans de cette page). Je peux comprendre alors que cette "animalité", je l'entretiens en moi pour continuer à ne pas m'assumer, à m'inaccomplir, à être certain de me renier, etc... Mais je peux aussi comprendre que cette force incomparable, si j'en fait mon allié en la reconnaissant comme faisant partie de moi au lieu de la rejeter, est une force incomparable qui est capable non seulement de me sortir de mes malaises mais de me propulser dans l'accomplissement de mes désirs.
S'il m'apparaît assoiffé de sang, tel un vampire, c'est qu'il s'attaque à mon univers vital, qu'il est en train d'épuiser ma force vitale, celle qui circule dans mon corps. Ce que je dois comprendre alors, c'est que ce mammifère (qui a des points communs avec mon humanité corporelle puisque moi aussi je suis un mammifère) est "volant", c'est à dire que, comme les oiseaux et les insectes volants, il représente une matière vivante qui circule « dans mes airs à moi », c'est à dire dans mon mental. Cela me met en contact avec ces pensées "vivantes" que je laisse circuler dans mon mental, dans ma tête, et qui m'envahissent jusqu'au point de me vider de ma capacité à m'assumer, à m'épanouir, à m'accomplir... En d'autres termes, ce "volatil", c'est moi qui l'entretiens pour me permettre de ne pas me satisfaire.
Alors que sont ces idées qui m'envahissent? Cela peut-être des "je n'ai pas le droit", "je ne peux pas", mais que vont dire les autres", "est-ce que je peux oser faire ceci", etc... Toutes mes inhibitions que je ressasse dans mon mental et qui me vident de ma substance vitale. (Il est temps de lire toutes les pages du chapitre " Fonctionnement de l'être Humain")
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SCORPIONS
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Voici, recopiée, une définition de cet animal:
scorpion n. m. Arachnide dont l’abdomen est terminé par un aiguillon venimeux recourbé vers le haut et dont (pour certaines espèces) la piqûre peut être mortelle. (© Hachette Livre)
Voici un article documentaire:
Constituant, au sein de la classe des arachnides, l’ordre des scorpionidés, les scorpions sont les plus primitifs des arthropodes; leur céphalothorax est protégé par une carapace dorsale; les six derniers segments abdominaux, apodes, forment une queue très souple que termine un dard venimeux uniquement défensif. La première paire d’appendices est modifiée en de puissantes pinces. Les scorpions vivent surtout dans les régions tropicales et subtropicales sèches. Nocturnes, ils se cachent le jour sous les pierres, dans des crevasses, des fentes, etc. Certains sont cavernicoles. Les scorpions se nourrissent surtout d’insectes. Les petites espèces ne sont généralement pas dangereuses pour l’homme: scorpion jaune languedocien (Buthus occitanis), scorpion noir (Euscorpius flavicaudis). En revanche, les grandes espèces (Afrique du Nord: Androctonus australis, et Amérique) peuvent infliger des piqûres mortelles. (© Hachette Livre)
Le Scorpion, en matière de symbole est donc, s'il est de grande taille, possiblement un animal porteur de mort, comme le serpent. La différence entre le serpent (ci-dessus) et le scorpion, c'est que le scorpion possède une exceptionnelle résistance pour se maintenir en vie, quelles que soient les conditions environnantes.
C'est un animal nocturne et qui, en terme de symbole, se manifeste « dans une zone sombre », proche de la nuit, image de l'inaccompli et de l'inconscient.
C'est aussi un animal qui se cache, dans un milieu « hostile ». C’est pourquoi nous avons, dans nos rêves, bien du mal à le « perce-voir »…
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Mygales Tarentules toile d'araignée labyrinthe |
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Voici un résumé des caractéristiques « générales »:
• C'est un arthropode (animal revêtu d'une carapace -un tégument- rigide et articulée). En conséquence, pour grandir il est obligé d'abandonner son ancienne « carapace » et de muer.
• Deuxième caractéristique de cet animal: il est équipé de chélicères: appendice céphalique le plus antérieur, qui permet d'attraper sa proie et d'inoculer un venin pour immobiliser ou tuer sa proie.
• Troisième spécificité il est équipé de filières, sous l'abdomen antérieur, qui lui permettent de tisser des toiles (à l'exception de certaines espèces dont les mygales notamment qui, elles, s'enterrent).
• L'approche du mâle est risquée puisqu'il arrive que la femelle le confonde avec une proie... Après fécondation, la femelle pond des œufs en grande quantité qu'elle place dans un gros cocon blanc qu’elle installe à l’abri des prédateurs.
(Voici, par ailleurs, un lien plus qu'intéressant pour illustrer le sujet: http://www.dinosoria.com/araignees.htm)
Dans la croyance courante, l'araignée est nuisible à l'homme et son contact risque d'indisposer, d'abord par l'aspect velu (et sombre) de l'animal, ensuite par l'aspect « piquant » et porteur de venin. Il est vrai que certaines très petites araignées peuvent provoquer d'importantes réactions cutanées.
En matière de langage, remarquons qu’en disant « une » araignée, la voilà féminine. « Féminité » apparente qui explique que c'est beaucoup plus l'aspect « velu et noir » qui marque nos croyances: les araignées accompagnent le monde des sorcières, leurs aspects sombres, noirs et « sataniques ». À l’exemple de ce que la sexualité mal vécue est « diabolique ».
Dans ce sens, l'araignée est vue comme une représentation de l'aspect « femelle » ensorcelant, qui tisse sa toile et dont l'ambition est de dévorer ou de détruire son aspect « mâle » (celui de l'Individu [13]).
Autre aspect de l'araignée, lié aux expressions populaires: « Avoir une araignée au plafond » signifie avoir l’esprit un tant soit peu dérangé, être un peu fou.
C'est, en tous les cas, l'effet que devait aussi provoquer la tarentule du sud de l’Italie (d'une longueur de 26 mm), dont la piqûre passait autrefois pour provoquer un état morbide caractérisé par une alternance d’accès de torpeur et d’excitation. Souvenons-nous qu'il existe une danse d'Italie du Sud, nommée « tarentelle », dont le rythme est très saccadé...
De grosse taille, la mygale (jusqu'à 15 cm de diagonale) est victime de sa
mauvaise réputation. Elle a souvent été représentée comme un terrible
prédateur, dangereux pour l’homme.
En réalité, ses seules proies sont les oisillons, les reptiles et les petits mammifères. La mygale vit dans un terrier qu'elle obture d'un opercule pour se protéger ou, pour la chasse, dans l'ouverture d'une petite grotte.
Ce que l'on sait de ces deux araignées, c'est que
• l'une comme l'autre sont « venimeuses » et considérées, à ce titre, comme nuisibles à l'homme,
• qu'elles vivent en pays chaud,
• qu'elles ne construisent pas de toile,
• qu'elles chassent en courant ou en sautant
• qu'elles inoculent un venin pour immobiliser leur proie.
Dans ces conditions, dans un rêve, ces « représentations
animales » peuvent être l'image de ce
que peut produire ou générer un échauffement du mental (pays
« chaud dans sa tête ») qui attrape ou frappe ce qui en sera la
proie. La proie, quant à elle, est condamnée à mourir pour être dévorée.
Elle sera, dans le rêve, à l'image symbolique de ce que représente l'endroit
frappé.
L'araignée, d'aspect « femelle », et ci-dessus chasseresse, est aussi image, représentation ou symbole de Diane, fille de Jupiter et Léto (Mythologie).
Diane aime sa mère de manière exorbitante et la défend. On lui attribue les morts subites qui surviennent sans douleur (lisez ce que peut représenter la mort [14] dans un rêve). Elle resta vierge, éternellement jeune, la jeune fille farouche ne se plaisant qu'à la chasse. Armée de l'arc, elle s'en sert contre les cerfs qu'elle poursuit à la course, mais aussi contre les humains. Diane était également la protectrice des Amazones qui, comme elle, sont guerrières, chasseresses, et indépendantes de l'homme.
Sans oublier cette notion que l'araignée qui chasse et court après sa proie est l'image d'un « prédateur » qui me « pique du sang », tel un vampire, pour sucer mon énergie vitale (mygale) jusqu'à la mort éventuelle, ou pour m’emmener dans la folie (tarentule).
La toile d'araignée:
Dans un premier sens:
À l'image de ce que l'araignée tisse sa toile, je suis l’acteur de ma vie, et, en tant que tel, je tisse chaque jour la toile de mon univers personnel. Mes choix, mes tours et mes détours, mes renoncements ou mes affirmations me font choisir chaque jour ce qui fait mon « aujourd'hui ».
Et, telle l'araignée, je me positionne « au centre de ma toile », guettant ce que je vais pouvoir « attraper » pour m’en nourrir ou pour en tirer profit.
Dans un rêve, l'aventure de ma vie qui se déroule « dans ma toile » est, bien souvent, à l'image de la manière dont je me laisse « attraper » par la toile que j’ai si patiemment tissée en voulant tout contrôler, en voulant manipuler autrui, en voulant le faire entrer dans mes choix limités...
La toile d’araignée est donc l'image, dans un rêve, d'un piège, d'un obstacle qui retient, qui empêche ou qui filtre et dont le rôle n'est pas toujours celui que l'on pourrait croire...
Dans un second sens:
Dans la mythologie grecque, Pénélope est la femme d’Ulysse (marin et voyageur), en même temps que la mère de Télémaque.
Pendant l’absence d’Ulysse, pour échapper aux sollicitations de ses prétendants, elle déclare qu’elle fixera son choix parmi eux lorsqu’elle aura fini de tisser une toile (une tapisserie) qu’elle avait entreprise. Pour échapper à sa promesse, chaque nuit elle défait son travail de la journée. La toile (l’ouvrage, le travail) de Pénélope est devenu le symbole de l’entreprise jamais achevée ou que l’on ne veut jamais achever pour éviter de prendre une décision qui est contraire à son « désir » de vie.
Je remarque combien cette notion de constructeur le jour et conjointement de destructeur la nuit est proche de nombre de mes comportements dont j’ignore qu'ils m’animent. En effet, la nuit représente cette espace qui est sombre en moi et qu'anime mon inconscient en même temps que ce qui, en moi, est inaccompli et demande à s'affirmer même contre mon gré...
C’est à l’image de cette manière de vivre
• qui me fait croire que je suis une « bonne personne », « travailleur(se) », « bien sage », « tout bien comme qu'est-ce qu’il faut », de jour (en face des autres),
• alors que je pratique des comportements destructeurs contre moi-même, qui sont animés par ce qui est invisible, en moi, de nuit, lorsque je vis inconscient et inaccompli...