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MAISONS

&

constructions

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La maison dans laquelle le songe me fait habiter, est à l'image de «Qui_Je_Suis», au sens de mon espace psychologique (l'égo) ou au sens du soi profond (spirituel ou divin).

 

Il se peut que je me trouve, par exemple, à l'hôtel, dans un hôpital, dans une tour, dans un appartement au 12° étage... L'hôtel est un lieu de passage ou de vacances, l'hôpital aussi, mais pour d'autres raisons: je vais à l'hôpital pour me faire soigner, pour récupérer mon énergie, ou tout autrement pour soigner « les autres » (mes autres personnalités).

 

Je peux être aussi prisonnier de mes propres constructions mentales, comme est prisonnier celui qui est enfermé en haut de la tour : au sommet de mon corps, il y a « une salle », le crâne, qui contient le cerveau et c'est de là que me gouvernent mes enfermements psychologiques, mes croyances, mes règles de vies... La tour peut être, vue d'une autre manière : espace d'où je peux voir « à l'entour de moi »...

 

Je peux habiter un temple, une église, lieu de ma divinité profonde où j'ai, seul, accès. À moins que ce ne soit le lieu de mes « obligations religieuses » qui me commandent de croire ceci ou cela. Le temple peut être aussi le lieu des bacchanales, c'est à dire le lieu des épousailles festives des forces « mâles » et forces « femelles » qui m'habitent (dont je peux avoir peur si je les méconnais).

 

Si je suis en train de visiter « ma » maison, c'est que le rêve m'indique que je suis en train de me découvrir, à l'intérieur de moi.

 

Lorsque je descends dans ma cave, c'est que je prends contact avec ce qui me paraît sombre et « sous-terrain » en moi, ce qui est « au dessous de moi », « subconscient » en moi et qui agit en moi « par en-dessous ».

 

Ou bien, je peux m'élever dans les hautes sphères de « mon » grenier et, même, monter sur « mon » toit et « toucher du doigt » « mes » sphères spirituelles et psychologiques...

 

Si j'habite un appartement, c'est que j'habite un logement individuel dans un ensemble collectif. Cela me dit que je ne peux vivre psychologiquement qu'entouré de plusieurs personnalités (les autres habitants de mon immeuble qui sont à mon image). C’est pourquoi je partage avec mes voisins des parties communes (les espaces communs psychologiques) qui sont représentés par des couloirs, des escaliers, un ascenseur, un hall d'entrée, des poubelles communes, etc...

 

Les escaliers, couloirs, halls représentent les moyens de me déplacer ou de déambuler entre ces diverses personnalités, qui cohabitent avec moi.

 

Les poubelles, sanitaires sont à l'image de mes manières de me débarrasser ou de me laver de ce qui m'empoisonne, me salit ou me gêne... Du moins de ce que je considère comme tel.

 

Ma manière de rencontrer ou d'éviter les habitants voisins, sont à l'image de mes rencontres avec mes différents comportements intérieurs et extérieurs. Je peux très bien ignorer mon voisin de palier, éviter tout contact avec cet inconnu qui vit sous le même toit que moi. Tout comme je peux, avec eux, avoir des lieux de rencontre...

 

Dans ma maison, quelle qu'en soit la forme, une cheminée est susceptible de recevoir un grand feu (celui qui m'attise). Je peux m'y perdre dans le dédale des couloirs interminables, des escaliers qui montent ou descendent, des halls immenses...

 

Dans ma cuisine je prépare mes nourritures (psychologiques et/ou spirituelles). C'est aussi là que je peux cuisiner un infâme galimatias, une mauvaise soupe, préparer et assaisonner « mes salades » ou, à l’inverse préparer ce qui me nourrit dans le plaisir de me savourer.

 

Lors d'un repas je peux inviter « les autres moi-même » qui habitent cette maison (que je suis) à ma table et partager avec eux les nourritures tant spirituelles que psychologiques. En même temps, par exemple, je peux entrer en dialogue avec ces autres aspects de moi que représentent les invités. (voir la page «  Personnages »)

 

Cette maison peut prendre forme de grange, de cabane, de château fort, d’auberge, de maison bourgeoise, être située à la campagne, en forêt, en montagne, au bord de la mer ou à la ville… Elle peut s'entourer d'un jardin (ce que je montre ou bien ce que je cultive ou encore ce qui est fertile en soi), d'un parc ou être au bord d'une route...

 

Le terrain sur lequel est construite ma maison peut être bordé d'un rempart, d'un mur, de haies, de barbelés, de grillages ou plus simplement de rien... Ce qui me protège de manière plus ou moins défensive par rapport « aux autres » que je crois extérieurs à moi.

 

Si j'habite un château, je peux dire que «  je suis » une construction psychologique de taille. Si ce château est un château-fort, il peut devenir une prison s'il est entouré de fortifications, de douves... Et le châtelain, qui est-il? Un guerrier? Un roi? Un usurpateur? Un noble? Un propriétaire? Chaque image a son pesant de signifiant…

 

La maison peut être encombrée d' objets hétéroclites qui envahissent mes armoires ou, vu autrement, qui décorent...

 

Mes armoires sont peuplées de tant de choses « inutiles » mais dont je souhaite me souvenir... Au cas où?...

 

Que range-t-on dans ses armoires? Ses propres affaires... De manière symbolique ces affaires sont les objets que je garde soit pour m'habiller (des comportements dont je m’habille) soit parce que ces objets sont chargés de liens affectifs forts ou de connaissances (ce que je connais, mon savoir).

 

Par exemple: « cette robe est celle du jour de ma communion solennelle, celle-ci celle de mon mariage, cet objet vient de mon père, celui-ci de ma mère».

 

Tous ces liens sont représentatifs de la dépendance affective que j’entretiens par rapport à la cérémonie de la communion solennelle, par rapport à la cérémonie du mariage, par rapport à la filiation « au Père », à la filiation « à la Mère », etc... Ce sont des images symboliques, en quelque sorte, de mon attachement à ces moments, à ces relations que je garde dans mes armoires.

 

Elles sont aussi le lieu de stockage de mon « savoir ». Le « savoir », c'est ce que je sais pour montrer aux autres combien je suis « savants », mais que je ne pratique pas. Exemple simple : je sais qu’il faut être prudent pour traverser la rue. Je le sais, mais c’est bon pour les autres, moi je ne le pratique pas.

 

C'est aussi un lieu privilégié (un espace psychologique) où sont stockés, par exemple, mes règles de vie que je dois respecter tels que « ma religion », ma morale, mes « règles sociales »... Ce que j’ai appris, que je respecte ou que je ne respecte pas... Tout cela est  présenté de manière symbolique dans mon rêve...

 

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je range dans « des armoires » ce que représentent ces choses-là : elles me sont inutiles et bien souvent encombrantes (dans mon inconscient).

 

Souvent ce qui est stocké dans « mes armoires » (à l'abri du visible, à l'abri du conscient) me sert de référence pour établir, calculer, mesurer mes propres culpabilités...

 

Les lits se trouvent, généralement, dans des chambres .

 

Une chambre est le lieu où je « vis ma nuit [1] », tout comme, bien souvent, le lieu où je range mes vêtements. De par ces caractéristiques (l'usage habituel que je fais de ma chambre), la chambre représente l’espace de l'inconscient, espace où je suis en état de sommeil. C'est à dire qu'elle représente une partie de moi qui vit « sans m’en rendre compte », sans en avoir conscience, à l’image de ce que je vis lorsque je dors ou à l’image de ce que vivent les objets qui sont stockés dans mes armoires... Les choses que je vois ou les événements qui se déroulent la nuit, je n’ai pas la possibilité de les voir « clairement ». C'est exactement ce qui se passe dans mon inconscient et mon inaccompli: je ne vois pas « clairement » ce qui s'y passe.

 

Mais je peux « travailler », intellectuellement parlant, dans ma chambre: « travail » mental, méditation, trouver l'isolement par rapport « au reste » de la maison... C'est pourquoi, la chambre peut aussi être le lieu de mon intériorité (ce que les autres ne peuvent voir), selon l'image qu'en délivre le rêve...

 

Que fait-on dans un lit? Soit je m'unis à moi (dans le sommeil), soit je m’unis à l'autre (dans la relation des corps ou des aspects mâle/femelle). Dans les deux cas, je pars pour un « voyage » dans « l'au-delà de moi ».

 

Si je me donne au sommeil (c'est une expression volontairement imagée), si je dors, c'est que je m'abandonne à ma nature profonde en « lâchant prise » par rapport à ce que je suis en train de vivre. J'entre alors dans un domaine totalement inconscient, d'où peuvent émerger les messages nocturnes (les songes ou les rêves), c'est à dire un message délivré par moi-même (en état d'inconscience) et à destination de moi-même (jusqu’à la conscience). Ce message qui provient de ma « nuit psychologique » deviendra vraiment « conscient », ou « clair comme le jour », à partir du moment où je prends la peine de m’occuper d'en extraire « la substantifique moelle ».

 

Si, dans ce lit, je me donne à mon « alter ego », à mon partenaire du rêve, si j'ai un désir d'union ou de fusion à l'autre, là encore je lâche prise par rapport à ma vie indépendante et par rapport à ma vie autonome. Dans ces conditions, j'accepte de m'unir à l'image de mon aspect complémentaire (« mâle » si je suis une femme, « femelle », si je suis un homme) pour me trouver capable d'enfanter (au sens symbolique) en moi. Ce qui m'autorisera à « accoucher de moi » pour devenir « Je profond », autrement dit « Qui_Je_Suis ».

 

(Je vous invite à lire, si vous ne l’avez fait, le chapitre « Dualité Humaine », à propos de ces « unions intérieures » ou de ces aspects « mâle » et « femelle » qui nous animent et dont je parle ici.)

Ou bien la maison peut être absente de la totalité de mes rêves et je peux - en conséquence - considérer que je ne suis que l'ombre de moi-même puisque n’habitant dans aucun « espace de moi ». Dans ce cas je peux habiter « chez mon père/ma mère/mes parents » ou bien, plus difficilement, errer dans la nature à la recherche de moi-même. C'est un état qui est souvent plein de souffrances intérieures, d’absence à soi, et chargé d'émotions fortes.

 

Je peux aussi très bien être hors de moi.

 

Je suis, par exemple, tellement ulcéré(e) par quelque chose qui me ronge, que me voilà rejeté(e) (par moi-même) à l'extérieur de moi. C'est bien souvent le cas si je n'accepte pas en moi des comportements que je juge insupportable chez les autres. Et comme je les juge insupportables chez les autres je ne peux pas non plus les accepter chez moi. C’est pourquoi je ne peux pas me supporter! Me voilà « hors de moi » (incapable de vivre l’expérience humaine en cours).

 

C'est, parfois, le cas des « personnages » du rêve qui errent dans les rues en solitaire. Ils errent « hors de chez eux », à l'image de moi qui suis « hors de moi ».

 

Au lieu d’être « dans » une maison, je peux être représenté comme une ville, un village, un capitale, etc… Ce qui tend à prouver que mes personnalités sont d’une part éparpillées (dans toute ma ville) et surtout isolées les unes autres puisque vivant chacune dans un espace privé distinct et séparé de celui des autres.

 

Lorsque je suis à l’ université, au collège ou à l’école [2], c'est que je ne suis pas « chez moi », mais que je suis quand même dans « l'école de la vie »

 

Autrement dit: je n'ai pas encore trouvé mon « domicile » psychologique (« ma maison », ma propre construction mentale, ma vérité, mes propres croyances). C'est à dire que je vis au travers des comportements des « gens » que je côtoie dans l’université, au collège, à l’école (à leur image et sous leur influence). En leur compagnie (mes comportements font référence à ce que pensent « les autres » collégiens) je ne suis ni autonome du point de vue affectif, ni indépendant du point de vue psychologique.

 

Lorsque je suis dans mes sous-terrains ou dans ma cave, c'est que, symboliquement, je suis dans un état qui me désigne « en dessous » de mon rez-de-chaussée, de là où je vis d'habitude...

 

Où puis-je me trouver « en-dessous de moi » sinon dans mon subconscient? (du latin « sub » qui veut dire « en dessous »).

 

C'est bien souvent un endroit sombre et peu éclairé, parce que je ne vois pas clair dans ce qui est « en dessous de moi », dans ces lieux inconscients et inaccomplis. En m’y conduisant, le rêve me permet de mettre en lumière ce que je suis capable de « voir » en moi. Autrement dit le rêve me permet d'en prendre conscience et, grâce à cela, de pouvoir m'accomplir.

 

Je peux «  déambuler » dans cet endroit comme un « zombie » ou y errer comme « l'ombre de moi-même ». Mais je peux très bien y découvrir des situations, des objets, des animalités, des équipements, des personnages qui sont à l'image de mes comportements ou de mes manières de vivre qui « me manipulent » par en dessous de moi.

 

En me situant «  en dessous » de ce que je vois ou de ce que crois connaître de moi, c'est pour me permettre de prendre connaissance de  ces comportements, qui sont représentés dans mon rêve, et de me rendre compte qu’ils me manipulent « par-en-dessous-de-moi » en permanence... C’est l’exemple typique de ces comportements qui me font me dire parfois : « c’est plus fort que moi » ou encore « je ne peux pas faire autrement ».

 

Parfois, dans ce lieu sous-terrain, s’y rencontrent des monstres, des pluies de grenouilles, des salles de tortures, des lacs tumultueux, des personnages terrifiants (voir le paragraphe « Dragon » à la page «  Divers »).

 

Au contraire, la cave, les sous-sols sont aussi le lieu de rencontre d'un sage à la barbe blanche et aux vêtements lumineux....

 

Toutes ces représentations sont les témoins,

 

• et de mes peurs gigantesques de moi-même,

• et/ou de ma profonde sagesse intérieure,

 

sur laquelle est construite ma « construction » spirituelle ou mentale et psychologique, à  l’image de ce qu’est construite une maison au dessus de sa propre cave, au dessus de ses fondations (ce qui nous fonde).

 

Je peux aussi naître dans une étable. C'est à dire que j'arrive à la vie (consciente) dans un endroit peu fréquenté (par moi), à côté de mes animalités et « réchauffé» par elles.

 

C'est la mise en scène typique de la prise de conscience de celui qui s'enfante et qui, en même temps, se découvre fait d'animalités corporelles. Il se découvre incarné (mis en chair), vivant sa « terralité ».

 

Que représente un aéroport? C'est un lieu immense qui occupe beaucoup de place (dans mon univers mental et psychologique) qui accueille beaucoup de « partenaires »:

 

• des avions, bien sûr (lire « Moyens de transports » et « Divers »),

 

• mais aussi des « Personnages » qui ont un statut particulier puisqu'ils sont ou bien voyageurs, ou bien ils viennent conduire ou rechercher les autres passagers. Ou encore ils viennent s'occuper des marchandises qui transitent par l'aéroport. Enfin, ces « personnages » peuvent être des employés de l'aéroport, ou des compagnies aériennes, etc...

 

• des « marchandises » qui sont amenées, expédiées, reçues (dont il faudra s'expliquer sur ce qu'elles représentent...),

 

• des « services particuliers », tels que douane, transports en commun, services de sécurité, etc...

 

et encore bien d'autres choses dont il faudra - selon le rêve - trouver le sens particulier et signifiant.

 

En tous les cas, l'activité principale d'un aéroport est quand même de permettre les voyages par avions. Et, puisque ce « Moyen de transport » utilise les airs de manière « artificielle » (par rapport à l'oiseau ou au vent), c'est que cet espace en moi est l'image d'un lieu psychologique d'une très grande surface (qui prend beaucoup de place « dans ma tête ») qui permet de s'évader (de « quitter ma terre ») des contingences habituelles pour entrer soit dans l'univers de la spiritualité (mon ciel), soit dans l'univers de mon imaginaire (mon mental): c'est l'environnement du rêve qui en donnera la destination.

 

Il se peut que je sois dans un lieu de commerce: grands magasins, boutiques, shopping, hypermarché, un centre commercial, etc... Comme disent nos cousins Canadiens, il se peut que je magasine... Cela veut dire que je suis dans un environnement où tout est monnayable.

 

1° aspect de ce que représente «  le commerce de soi » :

 

En contrepartie

de « quelque chose » que je donne

(par exemple de l'argent, du travail, de la cuisine, du repassage, de la considération, de l'amour),

 

je pense que je dois recevoir

« autre chose »: ce que je souhaite obtenir

ou

ce que j'attends que l'on me donne en retour.

(par exemple de la considération, des cadeaux, de l'amour...).

 

Réciproquement, dans un rêve, « les autres [3] » ont besoin de recevoir de moi ou de « Qui_Je_Suis », ce qu’ils attendent en contrepartie de ce qu'ils donnent. Et ce, quelque soit mon attente: ce « troc » concerne l'amour, l'amitié, la relation, le travail, ou l'acquisition d'un savoir, ou d'un bien matériel...

 

En fait ces croyances remontent à notre éducation: nous avons appris que nous devons être "beaux aux yeux des autres", avant de nous plaire à nous-même ou de nous satisfaire pour être heureux. Un bon nombre d'entre-nous avons appris, dans notre enfance et par conviction de base judéo-chrétienne, que nous devions faire le bonheur des autres.

 

Dans ce contexte de croyance éduquées, ce qui n'est pas dit mais qui est sous-entendu et fortement suggéré, c'est que pour être heureux nous devons, d'abord et avant tout, faire le bonheur des autres.

 

La première conséquence est perverse: nous n'avons pas le droit d'être heureux si les autres ne le sont pas avant nous...

La deuxième est tout aussi perverse: nous n'avons pas le droit de nous rendre heureux par nous même. En effet, puisque nous devons faire le bonheur des autres, nous pensons que c'est aux autres de faire notre bonheur... Sous-entendu: je n'ai aps la cacité de me rendre heureux moi-même.

 

En ayant appris cela (le bonheur prioritaire d'autrui), je me renie tout simplement puisque je décide de ne pas exister, de ne pas e satisfaire tant que l'exigence de bonheur d'autrui ne sera pas d'abord satisfaite...

 

Lorsqu'un rêve me met en scène (moi ou « mes autres moi »: les autres personnages qui vivent en moi) dans un environnement « commercial », il y a fort à parie que cela met en scène cette capacité que j'ai de vouloir marchander mes relations.

 

Marchander c'est à dire soumettre mes relations (ce qui me relie aux autres) à des conditions de contre-partie.

   

Quelque chose qui dirait, par exemple,

« tu me donnes cela, je te dois ceci »

« je t'ai donné ceci, tu me dois cela ».

 

Vraisemblablement suis-je ainsi animé(e), parce que je crois que lorsque je donne quelque chose je dois, EN CONTRE PARTIE, recevoir ce que j'attends que les autres me donnent, et cela, sans en faire la demande !

 

Et comme cette règle est fausse je ne reçois, en retour, que mes émotions (l'absence de satisfactions)... De grands volumes d'émotion...

 

« Les autres » peuvent-ils deviner ce qui me satisfait ? Non, si je n'en fais pas la demande!

Et pourquoi faudrait-il que j'attende des autres qu'ils fabriquent mon bonheur? Sont-ils capables de me satisfaire à ma place?

Le seul qui connaît bien mon problème et comment me satisfaire, c'est moi.

 

En mettant en scène un espace de "magasinage" ou un espace de "marchandage", mon rêve me fait comprendre que je me mets en dépendance des autres. Or l'expérience prouve que si j'attends des autres quoique ce soit je serais toujours déçu.

 

Le rêve, dans cette mise en scène, tente de me dire qu'il est temps que je me prenne en main et que je me rende responsable et artisan de mon propre bonheur.

 

2° aspect de ce que représente «  le commerce de soi » :

 

Je peux me retrouver à vouloir « magasiner » parce que je suis en train d’acheter (psychologiquement) un ou des nouveaux comportements.

 

C’est à dire à payer le prix nécessaire (dépenser l’énergie suffisante) pour obtenir ces nouveaux comportements, à l’image de ce que peuvent représenter des vêtements, ou cette nouvelle manière de « conduire ma vie » que me permettra cette nouvelle voiture ou, encore, cette maison neuve que je construis et dans laquelle je désire « habiter » une nouvelle manière de vivre ma vie.

 

Mais je peux aussi vouloir acquérir un comportement « à la mode ». À moi d'oser me voir dans ma vérité intérieure.

 

Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire que de se trouver « dans un théâtre », dans un film ou « au cinéma », sur une piste de cirque, sur scène? Bref à être :

 

spectateur passif de la comédie jouée par les autres « personnages » qui vivent en moi,

 

acteur, comédien moi-même sur la piste, dans le films ou sur la scène et me produire « en face à face » avec mes autres « personnages » (ou spectateurs) qui vivent en moi?

La vie n'est-elle pas une vaste « comédie humaine », où chacun à son tour va « produire » son propre spectacle? Est-ce une dérision ou un constat?

 

• « Acteur » c'est que, d'une certaine manière je_suis « la vedette » (de moi-même, de ma vie); quelqu'un de « remarquable » et qui sait « jouer la comédie ». (Tout comme, par exemple, l'homme ou la femme qui vivent de la politique).

 

• Si je suis « spectateur », cela me positionne, dans mon rêve, comme passif: je suis venu pour voir, observer, regarder ou admirer ou critiquer... le spectacle des autres « personnages » de mon théâtre où je me joue la comédie humaine ou la comédie rêvée, ou la comédie dramatique, dans mon univers théâtral et psychologique. Il s'agit, peut-être, de mon imaginaire, ou de mon mental...

 

Bien évidemment, dans un même rêve je peux être ET acteur ET spectateur...

 

La question que je peux me poser est: quelles sont les comédies que j'aime ME jouer? Qu'est-ce que la vie ne m'apporte pas que je n'ose m'offrir?

 

Dans les objets qui meublent mon espace psychologique qui est comparable à ma maison ou à ma construction mentale, voici le téléviseur ou l'écran d'un film.

 

Par définition l'écran du téléviseur ou du fim me permet de regarder et/ou de voir des images, des reportages, des nouvelles ou des films qui sont émis « par ailleurs » de moi et, en tous les cas, « au-delà de soi ».

 

• « par ailleurs » veut dire que je n'ai pas conscience d'être ni le fabricant ou le producteur, ni le metteur en scène, ni l'émetteur de ces programmes que je me fabrique (dans mon studio de l'imaginaire) et que je regarde, dans mon rêve, à l'image d'un téléspectateur passif.

 

• « au delà de soi » veut dire que j'ai l'impression, moi, auteur de mon rêve, que je ne suis pour rien dans cette « imagerie » que je me plais à regarder et qui me captive, qui retient toute mon attention, et, en même temps cela veut dire que j'accorde à ce que je vois un sens:

 

• « magique » si c'est « merveilleux » ou « sensationnel » et surtout « en ma faveur »,

 

• « diabolique » si c'est contraire à ce que je souhaite, si cela m'emmène dans ce que je trouve « sordide », etc...

 

Pour résumer, le téléviseur me permet de contempler un film qui est à l'image de ce que je souhaite ou de ce que je crains de vivre.

 

Autrement dit: à l'image de mes souhaits et/ou de mes peurs.

 

Le cinéma est aussi une construction particulière. C'est là que l'on va voir des films qui sont projetés sur un écran. C'est, en quelque sorte, la mise en image d'une histoire imaginaire qui n'a d'existence que sur la toile sur laquelle elle est projetée.

 

Nous, spectateurs, dans les scènes, les espaces, les actions et les personnages nous nous projetons, au sens psychologique du terme. Qu'est-ce donc que cette « projection »? C'est de trouver que les « personnages », les lieux, les situations et le reste du film, nous « touche ». Par exemple:

 

• Si je trouve cet acteur (actrice) formidable, c'est que je vois en lui (elle) « quelque chose » qui ressemble à ce qui est formidable en moi et que je sais reconnaître chez cet acteur(cette actrice), mais que j'ai tant de mal à trouver en moi.

 

• Si je trouve que cette actrice (acteur) est séduisante c'est que je vois en elle (lui) « quelque chose » qui ressemble à ce qui me séduit en moi et que je sais reconnaître chez cette actrice (cet acteur), mais que j'ai tant de mal à trouver en moi.

 

• Si je trouve un paysage très beau, c'est qu'il y a en moi « quelque chose » qui raisonne en moi en observant ce paysage, quelque chose de beau et à l'image de ma beauté profonde que je sais reconnaître à l'extérieur de moi, mais que j'ai tant de mal à trouver en moi.

 

• Si je trouve que les scènes que je vois sont d'une rare violence, c'est qu'il y a en moi « quelque chose » qui raisonne avec cette violence et qui est à l'image de la violence que je continue à regarder, mais que j'ai tant de mal à trouver en moi.

 

Je peux aimer regarder ce type de film (qu'il soit violent, pornographique, zombi, sentimental, policier, aventurier, etc...), y trouver une satisfaction intellectuelle, une jouissance mentale qui nourrit mon imaginaire... J'ai besoin de savoir qu'en regardant un tel film ou un tel feuilleton, c'est qu'il y a «quelque chose en moi» qui vibre à l'unisson avec cet univers imaginaire, projeté sur une toile, mais dont la mise en scène me permet d'enter en contact avec ce qui, en moi, «me touche» profondément, ce qui m'anime sans que j'en ai conscience.

 

Le cinéma, comme le théâtre ou la télévision ou le jeu vidéo, est donc un espace où je peux me voir tel que Je_Suis à la condition de comprendre que ce que je ressens est à l'image de ce qui me fait vivre dans mon intérieur, de ce qui m'anime, de ce qui inspire mes comportements.

 

Dernière construction où peuvent habiter des « personnages » : le cimetière. c'est encore un lieu de « parking » particulier pour lequel je vous convie à lire la page « personnages » au paragraphe qui parle des « personnages » morts. Mais aussi la page « Divers » au paragraphe « mort ».


[1] voir la page «  Divers »

[2] lire aussi «  SALLE de CLASSE  » à la page "  Divers  "

[3] Ils s’agit, bien sûr, des « personnages » qui m’habitent, avec leur aspect accomplissant ou inaccomplissant…

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