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MOYENS

de

TRANSPORT

 

train, voiture, vélo....  


train, autobus, auto, voiture, vélo

marche à pieds - avion - hélicoptère

tracteur - grue - pelleteuse

béquille - chaise roulante

routes - rue - chemin - autoroute

pont

carrefours - croisement

accident

Je « conduis » ma vie corporelle de la même manière que je conduis le véhicule qui me transporte dans mes rêves…

 

Ne dit-on pas « on conduit sa voiture comme on conduit sa vie «?

 

Voici quelques illustrations complémentaires:

 

Le train est un véhicule qui me transporte d'un endroit à un autre. Je n'en ai pas la maîtrise, j'en suis, dans la plupart des cas, le passager. Je puis en déduire que si le songe « m'embarque » dans un train c'est que, dans ma vie, je me laisse embarquer ou que je suis en train de m'embarquer moi-même pour une destination déterminée... Je perds alors la maîtrise de mener mon destin puisque je me soumets à ce qui me conduit, sur les « rails des autres » vers la destination qu'au départ j'ai choisie...

 

Je peux être embarqué par «  le train-train de ma vie »... Dans ce cas il est clair que je ne suis pas le conducteur ni celui qui mène ma vie. Ce sont les règles que je crois nécessaire de respecter pour être « conforme » au « train-train » de la société qui conduisent ma vie... Ce sont mes « habitudes » et « la routine » qui m’emportent: je ne vis pas « en conscience », je vis « dans mes habitudes mentales ».

 

Je peux sauter du train en route pour me « retirer » de cette mécanique qui m’emmène « malgré moi ».

Je peux:

• regarder le paysage qui défile (ma vie qui file sous mes yeux sans que je puisse « avoir prise »),

• me recroqueviller sur la banquette (ne pas apprécier ce « voyage »),

• entrer en communication avec d’autres aspects de moi-même qui sont représentés sous les traits des autres passagers,

je peux me nourrir (ce qui alimente mon mental) au wagon-restaurant, etc…

 

Je peux, à l’image des vaches dans leur pré, regarder « les trains qui passent », dans la plus grande indifférence. C’est à dire que je peux ne pas me sentir concerné par ces moyens qui emportent d’autres que moi. Autres que moi que je vois « emmenés » et qui sont –malgré tout – à mon image dans le rêve.

 

Puisque train, il y a «  gare ». C’est le lieu où le passager accède ou descend du train. Trois gares sont particulières : celle du départ et celle du terminus de la ligne, mais aussi celle où l’on change de train (les correspondances).

 

Dans la gare le passager peut attendre le train qui ne passe jamais, c’est à dire qu’il est « en attente » d’être emmené. Ce qui veut dire, par exemple, que je ne vis pas ma vie, puisque je suis dans un lieu  d’attente [1], et que j’attends que « le mouvement mécanique de la vie (le train sur ses rails) m’emmène « au delà de moi ». Par exemple, jusque dans un pays étranger, c’est à dire un pays qui m’est inconnu et « conditionné socialement » de façon différente de ma tradition intérieure ou de mes règles mentales et nationales (mes habitudes limitées). Ce qui veut dire que je suis conduit à prendre conscience qu’il y a en moi bien des comportements qui me sont étrangers, mais qui vivent en moi.

 

Dans l’ordre des choses, c’est dans la gare que j’accède au train, en compagnie des autres passagers qui sont d’autres « personnages » [2] qui m’accompagnent et que, bien souvent, j’ignore ou ne connais pas. Tous ces inconnus à mes côtes m’accompagnent. Et y compris ce fameux contrôleur du train qui a besoin de contrôler ma capacité à voyager en, vertu du critère des normes sociales…

 

Je peux, dans mon rêve, organiser un voyage en train et m’y faire accompagner de mes autres personnalités. Je suis alors, sinon le chauffeur, du moins celui qui donne la destination et qui « manage » ce qui se passe pendant le voyage. Dans ce cas je peux prétendre que ceux qui m’accompagnent sont bien ceux qui vivent en moi.

 

Ainsi que le train, l' autobus, m'emmène.

 

Il y a une différence entre un train dont le tracé est limité aux rails, dont les arrêts sont limités aux gares d’avec l'autobus. Le bus, bien que collectif et bien qu’ayant un parcours défini, peut être une représentation « adaptée » de ma manière de vivre puisqu’il peut s’arrêter selon la demande des voyageurs et la bonne volonté du chauffeur.

 

Je peux aussi en être le conducteur qui conduit mes comportements, qui les emmène dans mon histoire de vie pour les conduire là où je veux…

 

Remarquons, qu'une fois embarqué sur une autoroute (sécurité),  en voiture ou en autobus, me voilà obligé d'atteindre la prochaine sortie pour en sortir ou m'en évader.

 

Avec la voiture, dont je suis le conducteur, je peux emprunter les chemins, les routes de campagne, les nationales, les autoroutes.

 

Mais je peux laisser « un autre » aspect de moi-même (un autre « personnage ») conduire ma vie… Selon que je suis « devant » ou « derrière », mon degré de décision est plus ou moins important,  dans le voyage que j’entreprends et mes peurs apparaissent comme plus ou moins essentielles. À l’arrière, je ne fais que suivre ce qui m’emporte.

 

Ma conduite peut être rapide ou lente, intrépide ou prudente. La route peut monter ou descendre, être un véritable labyrinthe, etc... à l'image de la manière dont je conduis ma vie et des expériences plus ou moins « rudes » que j’y rencontre.

 

En tout état de cause, la ROUTE, est l'image du chemin que je suis tout au long de ma vie. Mais je peux dire aussi, qu'elle est «  à l'image de »  sur quoi j'avance:

• un chemin de terre (en contact avec ma terre)

• une rue pavée (bien stable pour la durée...)

• une autoroute bétonnée (un chemin "bétonné", bien encadré -en France-, d'où je ne peux sortir qu'en payant le prix...)

• une ruelle sombre et dans laquelle j'ai du mal à distinguer l'horizon (dans la quelle j'ai du mal à distinguer le sens et la direction dans laquelle j'oriente ma vie)

• etc...

Autre conséquence d'une image de " route": c'est une voie de communication qui relie un point à un autre: chaque « extrémité » de cette route est révélateur (à l'image de) d'où je suis parti(e) et de ce vers quoi je me dirige (dans ma vie). Elle peut enjamber « quelque chose » comme elle peut être chevauchée (pont), par « autre chose ».

Le vélo, quant à lui, est un moyen de transport peu rapide qui possède un mécanisme composé de deux roues: une « bi-cyclette ». Ce moyen de transport peut représenter l'image de la dualité qui conduit la vie: deux « cycles » qui avancent dans la même direction, l'un suivant l'autre, synchrones.

 

La pratique du vélo demande un certain équilibre et la main sûre pour orienter le guidon. Moins rapide que la voiture, il représente une excellente manière de prendre son temps pour conduire sa vie et explorer les petits chemins qui mènent à sa propre profondeur...

 

L'avion ou l'hélicoptère sont des objets manufacturés, c'est à dire fabriqués par l'homme, par moi-même. S'ils volent, ces objets, c'est que l'homme a inventé, avec ce qu'il sait faire, le moyen de faire voler ce qui est plus lourd que l'air. Rien à voir avec les oiseaux ou toutes les espèces volantes qui, elles sont naturelles. En effet, à l'inverse de l'oiseau, qui peut être l'image, dans un rêve, d'une pensée qui traverse l'esprit, l'avion ou l'hélicoptère peut être la représentation d'un ensemble de pensées qui sont réunies et voyagent dans mon mental "toutes dans la même direction", et "tournent dans ma tête"... Plus l'avion est gros, plus il est "gros porteur" de beaucoup de pensées mécaniques générées par l'homme que je suis, par mon propre mental, par mon propre imaginaire, par ma peur, de manière "artificielle" par rapport à ce qu'est la pensée « naturelle ».

 

Voici un exemple d'une pensée "mécanique" alimentée par ma peur et la différence avec une pensée "naturelle":

 

Lorsque je traverse une rue, je peux, si j'ai appris ce que représente le danger des véhicules, prendre soin, avant de traverser, de regarder à droite puis à gauche, et, si la route est libre, je peux traverser. Voilà une pensée "naturelle": je me méfie du danger avec sagesse et j'exécute l'acte que je prévois de faire...

 

Toutefois, si j'ai terriblement peur d'être écrasé(e), au lieu de préparer sereinement ma traversée de la chaussée, je peux hésiter et, sans cesse, regarder à droite puis à gauche, puis à droite, puis à gauche... n'osant pas poser le pied sur la chaussée. Ou bien, une fois m'étant engagé(e) sur la chaussée, regarder à droite, puis à gauche, puis à droite, puis à gauche et devenir paralysé(e) parce que je vois une voiture qui va arriver et qui certainement va me percuter... Voilà l'image d'une pensée mécanique, c'est à dire alimentée par moi-même, alors qu'il n'y a pas plus de danger dans le premer cas que dans le second, mais que, dans le second cas, ma peur amplifie démeusurément jusqu'à me paralyser...

 

L'espace du Ciel est donc une représentation symbolique ou de mon mental ou de ma spiritualité, voire de ma divinité. De la même manière que la terre est l'image de ce sur quoi je marche, de ce sur quoi je peux ou poser les pieds (pour qu'ils soient "bien par terre") ou couler les fondations d'une maison, qui ainsi construite, sera solidement ancrée à la réalité humaine et terrestre.

 

L'avion peut aussi être la représentation symbolique d'un moyen de transport susceptible de m’emmener dans l’« au-delà » de moi. (Pour compléter, il convient de lire, dans le chapitre « Divers », le paragraphe « Voler ») . En général, pour utiliser un avion, nous empruntons les services d'un « aéroport ». Par contre un hélicoptère possède la particularité de décoller d'un peu n'importe où, du moment que l'aire de décollage est dégagée...

 

La marche à pieds me permet de prendre le temps du contact de mes pieds avec ma terre, ma mère nourricière.

 

Le bateau, la barque, le voilier, etc... sont les moyens de transport qui me permettent et de surnager, et de me déplacer sur les espaces aqueux. (Voir la page "Les Eaux «Originelles»"). Ils peuvent être imposants, frêles, sous-marins (pour pénétrer « au-dessous de ce qui est liquide en moi »), rapides ou lents, équipés d'un moteur ou soumis au facéties du vent dans les voiles, ou encore coincés au milieu de l'océan dans l'attente d'un souffle d'air, etc... Ils peuvent être cargo (de marchandises) ou plaisance (de loisir), liaison (de voyageurs) ravitailleur ou de secours, etc...  Au milieu d'une tempête ou « remontant un long fleuve tranquille », enfermé dans un lac... Ces bateaux peuvent constituer un espace isolé de la terre (que j'occupe) au milieu des mers (de mes étendues affectives intenses) ou, au contraire, le moyen de relier mes deux terres... 

Il convient de "voir" et/ou "d'analyser" la forme que ce moyen de transport prend et de comprendre ce que ce moyen de transport représente "en soi" pourle replacer dans le contexte du rêve.

 

 

 

Garage

Parking

Halte

 

Avec un véhicule automobile, au lieu d'avancer, de reculer ou de tourner, je peux au contraire me garer dans un garage ou dans un parking. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'une entrée dans un espace de repos (psychologique). Que ce repos soit pris au côté de la maison du rêve: en ma maison, en la maison « des autres », ou au bord de ma route (hors de chez moi, psychologiquement parlant). Ce lieu me permet de faire le point par rapport à ce que je suis en train de vivre dans ma vie.

 

Par exemple, dans un rêve, au milieu d'une tourmente, il se peut que j'accède à un espace de repos (parking ou garage). Ces images du rêve sont à l'image de la tourmente psychologique que je vis en réalité dans ma vie. Le rêve me permet alors de comprendre la nature de cette tourmente, quelles forces ou quelles énergies m'entraînent, l'origine de ces mécanismes (mon éducation par exemple)...

 

Ou bien encore, lors du cheminement paisible de ma vie (la route sur laquelle mon véhicule chemine dans mon rêve) je m'arrête ( je me gare, ou je fais une halte) pour admirer un paysage, un bâtiment, une chute d'eau, une forêt, un vallon ou toute autre « curiosité » qui est à l'image de ce qui orne ma vie...

 

Il est encore un lieu de « parking » particulier que celui du cimetière. Je vous convie à lire la page " personnages" au paragraphe qui parle des "personnages" qui sont morts. Mais aussi la page " Divers" au paragraphe "mort".

 

 

 

Béquilles

Chaise roulante

 

Bien souvent lorsque j'ai des béquilles pour marcher, c'est qu'il m'est survenu un événement particulier qui m'oblige ensuite à devoir m'appuyer sur des béquilles pour marcher.

 

Il convient donc de prendre en considération ce que le rêve ne me montre pas, mais qu'il sous-entend: quel est l'événement qui m'a conduit à devoir marcher avec des béquilles ou en chaise roulante?

 

Quelles sont mes responsabilités dans cette situation que j'ai vécue précédemment? Car si je "ne m'en parle pas" dans le rêve c'est que -peut-être- je n'en ai pas envie, que je ne suis pas capable ou que je ne veux pas voir ma responsabilité dans cet événement.

 

Attention: responsabilité ne veut pas dire culpabilité! Nous confondons ce qui nous rend coupable et ce que la vie nous entraîne à vivre parce que tout simplement nous sommes là, présent.

 

De la même manière que pour les béquilles, il est arrivé "quelque chose" au «personnage» qui utilise la chaise roulante. C'est, en tous les cas parce qu'il ne parvient pas à marcher seul qu'il utilise ce moyen de se déplacer. Est-ce temporaire? Est-ce définitif?

 

Si les béquilles autorisent encore une certaine autonomie, la chaise roulante rend encore moins autonome, en général. Et, bien souvent, la personne en chaise roulante est obligée de demander l'aide d'un autre "personnage" pour ses déplacements. Ce qui est une situation plus "dépendante", par rapport à ce qu'est l'autonomie psychologique et l'indépendance affective.

 

 

 

Grue
Pelleteuse

 

Une pelleteuse est un engin qui possède un bras articulé au bout duquel est fixé un godet (le contenant qui «ramasse» la matière à ramasser, à pelleter) de grande capacité, lui-même articulé. C'est un peu comme une main de géant, sans corps, douée d'une certaine mobilité. La pelleteuse est l'image d'un prolongement de sa propre capacité à creuser «sa terre» (c'est sur notre terre fertile que pousse l'arbre de la connaissance) ou à transférer des monceaux de terre d'un lieu à un autre. Capacité limitée, tronquée (sans tronc, sans corps) et donc restreinte.

 

En général lorsque l'on utilise une pelleteuse pour charrier de telles quantités de terre c'est:

 

• pour laisser la place à une construction neuve dont les fondations s'enfoncent profondément dans la terre («sa» terre, le jardin d'éden)...

• pour créer des voies de communication (routières, ferroviaires ou fluviales), autrement dit des chemins, des relations...

• pour modifier le paysage (aplanir les montagnes, creuser les lacs, construire des barrages, etc...)...

• créer une nouvelle implantation telle qu'un lieu d'exposition, un jardin d'agrément, un lieu de rencontre, un lieu de compétition sportive, etc... etc...

Dans ces sens l'apparition, dans un rêve, d'un tel engin laisse croire qu'il peut y avoir des changements possibles, que le potentiel présent est peut-être ou certainement en train de se construire s'il n'est pas contredit par d'autres images et d'autres événements (d'autres manières de vivre)...

 

Lorsque la pelleteuse apparaît comme un engin qui précède ou qui suit, cela révèle simplement qu'elle est là, présente, en capacité immédiate et potentielle d'accomplir. Ou bien qu'elle assiste, le plus naturellement du monde, le rêveur.   On peut rêver que - par exemple - « une pelleteuse me suit dans une nuit noire, et éclaire la route ». Cet éclairage qui accompagne le rêveur est «extérieur à soi» et de provenance «mécanique» et, de plus, motorisé, c'est à dire bénéficiant d'une certaine autonomie. C'est pourquoi cet éclairage est comparable à celui que procure le mental (la machinerie psychique humaine). Le mental a son propre fonctionnement, (il y a en nous un petit «moteur» qui l'anime), et il «colle» au rêveur. Ce n'est pourtant pas la fonction principale d'une pelleteuse que d'éclairer les piétons! Cela peut donc vouloir dire que la mécanique mentale est là, présente, prête à remuer «ciel et terre» au service du rêveur, mais que la machinerie mentale est docile puisqu'elle suit le rêveur dans son cheminement inconscient (de nuit, dans le noir).

 

La différence essentielle entre une pelleteuse et une grue réside dans le fait que, en général, la pelleteuse est employée pour charrier du matériau brut, saisir «à la pelle» (de la terre, du sable, de l'eau, des démolitions, etc...), alors qu'une grue est plutôt utilisée pour aider à la construction d'un bâtiment, à son élévation (sa verticalisation, sa conscience, son accomplissement). La grue participe d'avantage à l'élévation de la construction de l'être, alors que la pelleteuse participe d'avantage au travail dans sa propre terre (le lieu du travail caché de l'être humain: l'inaccompli, l'inconscient...)

 

 

 

Tracteur

 

Voici une définition du dictionnaire:

 

tracteur, trice n. m. et adj. 1. n. m. Véhicule automobile utilisé pour tirer en remorque un ou plusieurs véhicules, utilisé notamment dans l’agriculture. 2. adj. Qui tracte. Véhicule tracteur, voiture tractrice. © Hachette Livre, 1998S'apparentent à des tracteurs le "dragster" dont la définition est d'être un engin de forte puissance, voire même de compétition, "de luxe".

 

Le tracteur est donc, par définition, un véhicule qui possède une certaine force motrice pour pouvoir passer partout et/ou tirer derrière lui soit des remorques, soit pour remorquer d'autres véhicules.

 

Le tracteur peut donc être l'image, dans mon rêve, d'une sorte de passe-partout ou de force sur-naturelle, puisque mécanique, et inventée par l'homme (par moi-même). Dans ce dernier sens, c'est l'invention de l'être humain qui le crée ou l'a créé.

 

Et comme l'on sait que les tracteurs entraînent les charrues agricoles, je suis tenté de dire que la vision d'un tracteur est à l'image de ce qu'il peut remuer, chavirer, renverser, etc... (dans mon mental)

 

 

 

Route - Rue - Chemin - Sente

Cul-de-sac

 

La route, le chemin, la rue, et j'ajoute: le couloir, le sous-terrain, l'escalier, le hall, etc...

 

Voilà des représentation de ce qui me permet d'aller d'un point à un autre, dans la réalité, et d'un espace psychologique à un autre dans ma vie symbolique et psychologique.

 

À moins que je n'entre dans un " cul-de-sac", et dans ce cas, c'est l'obligation, pour moi, de m'arrêter en face de ce qui termine ce cul de sac: un mur, une rivière, un lac, une maison, une propriété privée, etc... Soit je parviens à m'en sortir et à emprunter une autre voie pour arriver à ma destination finale, soit je reste là momifié ou paralysé par mes émotions et ma colère, par exemple... (Je peux résoudre tous ces problèmes qui m'assaillent si j'accepte d'autres possibles.)

 

Le chemin possède une connotation plus proche de la nature que la rue qui, elle, est très civilisée puisque "en ville" et moins "moderne" qu'une route de campagne ou une route nationale ou une autoroute. Je peux me promener dans un chemin, pas sur le bord d'une autoroute!

Le chemin est champêtre, forestier, communal... Tout comme la sente qui est encore plus "sauvage" et qui serpente sur les coteaux, sur les montagnes, chemine dans ou entre les jardins.

 

Plus la voie de cheminement est "rustique" plus elle permet de se déplacer dans des espace "naturels" de soi et profonds (plus "naturels")...

 

Plus la voies est "macadamisée", plus elle fait partie du cheminement de la vie sociale contemporaine, plus elle a de contraintes qui la bordent... En France, nos autoroutes sont bordés de clôtures, tout comme les voies ferrées de nos réseaux à grande vitesse TGV. Nous voilà enfermés dans des manières de vivre bien particulière où la vitesse est la principale des contraintes... Et l'obligation d'aller d'un endroit à un autre pour pouvoir en sortir...

 

Je peux habiter le long d'un chemin, d'une sente, d'une ruelle. il ne m'est pas recommandé d'habiter en proximité d'une route nationale où le trafic est nuisible à ma tranquilité, à ma sécurité et à ma santé...

 

Les rues, boulevards, avenues, places appartiennent à l'environnement citadin, c'est à dire à ce qui en moi est civilisé et socialement organisé. Ce sont les vois que je peux emprunter pour aller d'un espace civilisé en moi, et socialement correct, à un autre espace socialement et psychologiquement correct.

 

La différence entre les rues, routes et autres voies "extérieures" et les couloirs, escaliers, sous-terrains, c'est que ces derniers appartiennent à l'univers de l'espace dans lequel je vis et qui se représente en moi sous les traits d'une maison.

 

 

 

Pont

 

Le pont est ce qui enjambe, ce qui permet de passer d'un espace (psychologique) - ou de ce qu'il représente symboliquement en «Qui_Je_Suis» - à un autre espace en passant " par dessus" un espace particulier (rivière, jardin, chemin,  chemin de fer, etc....) dont le sens ou l'image symbolique évoque aussi un autre aspect psychologique de soi.

 

Le pont peut aussi être regardé comme, en quelque sorte, l'un des composants d'un aspect trinitaire puisqu'il réunit deux espaces psychologiques, bien qu'il en "domine" un troisième. Il doit être vu, en tous les cas, comme une capacité que j'ai, en qualité de rêveur, à réunir deux aspects de "moi" ou de "Je" et/ou à permettre d'aller de l'un des aspects à l'autre de ces aspects.

 

Dans certain rêves, il peut être vu aussi comme ce qui me permet de partir d'un aspect de moi, pour aller vers un autre aspect de moi, en franchissant (c'est à dire sans être affecté) l'aspect que j'enjambe.

 

 

 

CARREROUR

croisement de routes

 

Me voilà en présence d’un carrefour ou « à la croisée des chemins »

 

Que cela peut-il vouloir dire ?

 

• Ou bien le rêve me positionne en capacité de choisir une route pour orienter le cheminement de ma vie,

• Ou bien le rêve me positionne face à mon désarroi : que choisir, où me diriger ?

 

De toute façon, me voilà confronté à un problème de choix :

• dans le sens (oui : dans quel sens ?)

• dans la direction à prendre,

• vers le chemin que je vais peut-être emprunter...

Que les directions soient à 45, 90 ou 120 degrés ou de sens « opposé », que le chemin monte ou descende, tourne ou soit rectiligne...

 

Ce qui est remarquable c’est :

• ce que contient le rêve, par ailleurs, pour m’aider à prendre la décision, si je me fais confiance,

• ma manière de m'observer, de me regarder ou de me voir [3] en face des choix qui se présentent à moi (hésitations, interrogations, engagements ou non, regrets ou désirs, culpabilité, autorisation ou interdit…).

Et peut être d'observer, de regarder, de voir la direction que je choisis.

 

Je peux croire que le rêve me positionne physiquement pour aller dans une situation donnée, un lieu géographique déterminé. En réalité, mon rêve ne tente que de me donner l’image symbolique de ce que cela représente en moi, psychologiquement parlant. C’est le travail de l’analyse que d’aider à découvrir tous ces « signifiants » et tous ces « cachants ».

 

 

 

ACCIDENT

 

Si je parle d'accident, ce sera un accident « de la route ».

Quelle est la définition de ce type d'accident? Par définition un accident survient à la suite d'une perte de contrôle du véhicule que je conduis ou qu'un personnage de mon rêve conduit... (un autre moi-même: lire "personnages")

Le résultat est un choc.

Choc qui peut être à l'image psychologique de ce que je vis dans ma vie: je peux buter sur un obstacle psychologique qui m'empêche d'avancer, mais je peux aussi buter sur des comportements qui m'obligent à être en limite de ma stabilité psychologique.

 

Ces obstacles peuvent être, par exemple, l'addiction au tabac, à l'alcool, à la drogue, aux stupéfiants.

Mais ils peuvent être aussi bien:

•  l'habitude à voler (c'est à dire à convoiter ce que les autres ne me donnent pas et que je ne veux pas me donner la peine d'acquérir dans des conditions normales pour la société dans laquelle je vis),

• que de vouloir avoir la première place et dominer les autres (d'autres aspects de moi-même que je n'accepta pas par exemple ou que je "domine" par la force), ou toute autre attitude qui me dévie de ma profondeur intérieure.

L'accident peut aussi être à l'image d'une crise dépressive, névrosée ou psychotique...

 

Pour sortir en bonne condition d'un accident symbolique (accident psychologique ou affectif), toujours dramatique pour soi, il est nécessaire de faire appel - comme dans la réalité de la vie - à d'autres que soi (à l'image des pompiers qui sont là pour éteindre le feul, des policiers qui interviennent pour assurer la sécurité des biens et des personnes, de l'environnement médical, infirmier, kinésithérapeutique et/ou hospitalier qui travaillent pour aider l'accidenté à recouvrir ses fonctions vitales et physiques « au mieux possible »...).

Un tel accident, qui est à l'image d'une prise de conscience brutale, requiert presque toujours, pour en sortir, une aide extérieure à soi, de nature psychothérapeutique ou psychanalytique importante et longue.

 


[1] la gare = où je suis garé, où je stationne. Autrement dit: là où je n’avance pas sur le chemin de ma vie.

[2] lire la page « Personnages »

[3] lire la page « Tête », paragraphe « œil - yeux » (observer, regarder, voir)

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