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| ELLE | LUI | |||
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Écoutez j'entends son pas: le voici, il vient, bondissant sur les monts, franchissant les collines, semblable à la gazelle ou au petit de la biche... Qu'il me couvre de ses baisers, mon Bien-aimé, car son amour est délicieux et plus enivrant que le vin, car il est mon élixir. Semblable à une huile dont le parfum est envoûtant, son charme m'est destiné, à moi qui jouit à son côté. Écoutez la musique des battements de mon cœur: telles des cymbales conduisant à la fête mon corps chante et s'harmonise au sien. Je le conduis vers mes pâturages, telle une cavale qui mène son troupeau. Je m'étends à son ombre, il me mène à son festin. Sur moi, flotte l'étendard de son amour Maintenant que je l'ai rencontré je ne le lâcherai plus, qu'il ne m'ait rassasiée. Oh, viens d'abord à mes lèvres, qu'elles épuisent ton ardeur, pour qu'au fond de ma couche t'ayant moi-même renouvelé, tu attises mes feux, de toutes tes saveurs. |
Ma Bien-aimée est belle comme la Lune, éclatante comme le Soleil, terrible comme une armée prête à tous les combats... Ta grâce et ta force alimentent nos feux. Le goût de tes lèvres est semblable à celui des fruits du grenadier que j'ai tant de plaisir à goûter. Ta langue si agile guide nos ébats. Tes joues ont la douceur des pêches et tes yeux, semblables à deux braises illuminent nos jeux. Pareils à deux colombes qu'il me faut attraper, au dessus de mon corps s'envolent tes deux seins. Et tes fesses bondissent, semblables à deux biches, en même temps que tes reins. Je ceins d'une couronne, formée par mes mains, ton front qui me domine dans notre face à face. Comme un arbre à sa branche viens-t'en jusqu'à moi ajuste bien tes hanches et chevauche tout droit. Que cette course fugace, et pourtant si divine, à jamais nous enlace, et puis nous illumine. |
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Textes librement inspirés du «Cantique des Cantiques» |